Gourmandise et vilains défauts

23 janvier 2007

Carine s’aventure chez Sephora

Jeudi 12h45, Carine quitte en trombe son superbe bureau, niché au dernier étage d’un immeuble cossu du 8ème arrondissement de Paris pour courir rejoindre place de l’étoile, sa « lunch » partenaire et non moins amie : la très chère Anne. Il s’agit de ne pas perdre de temps, un programme chargé les attend durant cette coupure journalière censée remplir les estomacs.

La quarantaine approchant, il est nécessaire de remettre au goût du jour les crèmes et les artifices susceptibles de redonner à nos deux camarades l’éclat de leur 30 ans.

Ne nous méprenons pas, ces deux jeunes femmes sont toujours aussi attirantes mais les marques du temps commencent à laisser de légères traces sur ces superbes faciès. Il serait dommage de les laisser faire. Il faut donc lutter contre cet ennemi d’envergure et l’attaquer de front.

Heureusement pour nos deux protagonistes, la cosmétologie a fait d’énormes progrès en la matière. Et moyennant une certaine finance (non négligeable !), vous pouvez vous approvisionner en crèmes, lotions, masques, toniques, gommant et autres ingrédients nécessaires à la composition d’un nouvel éclat de jeunesse !

Il a donc été décidé en ce morne jeudi de décembre de faire un saut dans cet antre de la beauté, bien connu sous le nom plus commun de Sephora !

Heure du déjeuner oblige, il est vital de contenter son estomac avant toute investigation. Nos charmantes demoiselles jetteront leur dévolue sur cette ancienne maison du Danemark au nom à présent très alléchant de Flora Danica. En fait c’est toujours la maison du Danemark mais revisitée ! La déco est mise au goût du jour, en adéquation parfaite avec l’esprit écolo qui règne à présent dans une majorité de nos restaurants parisiens. On  y trouve donc toujours autant de sandwichs, salades et autres plats suédois à base de saumon. Très bien, alors un  chèvre- tomate pour ces demoiselles! Le bol de soupe aurait été parfait (très tendance de marcher avec son bol en carton sur les Champs Elysées) mais franchement poireaux- pomme de terre……….no comment !!  Quand au saumon, il n’est pas l’heureux élu et nous nous en excusons.

Et les desserts ? Non pas raisonnable, ça ne cadre pas du tout avec le sujet principal du déjeuner. On remercie donc poliment la jeune serveuse et l’on quitte l’établissement un sandwich dans une main, un sac en carton dans l’autre. Sac sans poignet, absolument pas pratique mais dans lequel on a inséré une bouteille d’eau si vitale à notre organisme.

Tout en déambulant sur cette sublime avenue enviée du monde entier, les doigts glacés, ces demoiselles se dépêchent de finir leur léger encas. Etant donné la taille du sandwich, il est avalé en un laps de temps record  (si l’euro a influé sur nos prix, il n’a malheureusement eu aucun impact sur la quantité des produits)!

Nous y sommes presque, encore quelques mètres, et nos deux amies pourront se caler sur la position attaque. Il reste néanmoins un sujet délicat à régler avant de pénétrer dans ce petit univers tout rose : se débarrasser du sac en carton. Car vous le savez bien, il est impossible de trouver une poubelle sur les Champs- Elysées. Inutile de chercher ce petit sac vert transparent qui décore si joliment les autres artères de la Capitale, il n’y en a pas !

Il faut donc effectuer un léger écart à la feuille de route si scrupuleusement définie afin d’éviter le ridicule. Car se présenter avec des déchets non désirables dans ce royaume du paraître n’est absolument pas concevable.

Nos deux amies bifurquent alors et se débarrassent avec entrain de ces désagréables fardeaux.

Elles reprennent ensuite une marche plus rapide afin de regagner le temps si stupidement perdue, le plan Vigipirate ok mais il y a d’autres priorités dans la vie tout de même !

Et c’est parti ! Quelques marches à descendre et tous vos sens sont mis à l’épreuve, votre vue est teintée de rose et vos narines frétillent à l’odeur de ces parfums si envoûtants.

L’excitation grimpe chez nos deux protagonistes. Mais par où commencer ? Voyons, quel est le besoin le plus vital ? Elles se concertent puis décident de sortir enfin toutes ces coupures de journaux qu’elles ont si  précieusement gardées au fond de leurs sacs. Et surs lesquels sont vantés les mérites de telles crèmes, tels fonds de teints et autres artifices indispensables à la confection du cocktail de jouvence.

Ne vous moquez pas, nous sommes certains que vous possédez les mêmes exemplaires au fond de vos sacs Darel !

Bref, moins de une minute plus tard, il a été conjointement décidé de s’attaquer avant toutes choses aux crèmes de soins. Bien entendu, il en existe une quantité infinie. Il y a celles qui sont censées vous rendre belle le matin au réveil, exit les plis des draps et les traits tirés. Celles aussi qui éliminent ces marques si disgracieuses plaquées sous vos yeux, à savoir les cernes et les poches. Car oui, il existe deux fronts à attaquer, le gonflement qui vous donne l’air d’un cocker et la jolie couleur bleue qui ne vous donne l’air de rien du tout. Il y a encore celles qui s’attaquent aux rides, profondes ou peu profondes (une ride est une ride, quelle soit profonde ou pas, accrochez-vous pour l’éliminer !), puis celles qui vous vantent un teint lumineux et éclatant. Tous ces produits si accrocheurs sont étalés devant vos yeux ébahis, à chaque marque, son rayon. Il est difficile s’en être préalablement instruite de passer de l’un à l’autre. Et nos deux protagonistes sont novices en la matière. A 40 ans, nous direz-vous, il serait temps de s’y mettre !

Nous vous l’accordons.

Nos amies s’approchent donc timidement du stand que nous ne nommerons pas mais qui commencent par un C et termine par un E. Elles tentent de comprendre en suivant scrupuleusement, la notice accrochée à l’avant des produits, dans quelles catégories se situent leurs uniques et belles peaux de quadras ! Car là aussi, cela se complique, il y a les peaux grasses, les peaux sèches, très sèches, peu sèches, etc etc.

Bref on atterrit au rayon des peaux mixtes (du grand classique). Et c’est à ce moment qu’une charmante vendeuse, tirée à quatre épingles et aux dents exceptionnellement banches vous aborde gentiment en vous proposant gratuitement ses conseils.

Une demi-heure plus tard, nos charmantes demoiselles ont dans leur panier de quoi se gommer le visage (pour enlever ces cellules mortes censées nous pourrir l’existence), s’hydrater la figure (impératif sinon les rides vont apparaître à la vitesse grand v), combler ces rides qui sont déjà apparues suite à l’absence de crème adéquate, redonner un éclat lumineux à ce visage si terne en hiver (merci pour le si terne) et effacer ce vilain trait bleu sous les yeux !

Tout cela pour la modique somme de, nous ne vous communiquerons pas le chiffre mais il y a plusieurs zéro !

Et avec tout ça, on n’est pas encore passé au rayon maquillage ! Qu’à cela ne tienne, nos deux amies traversent fièrement leur panier sous le bras : le stand de manucure rapide, de brushing express, pour arriver admiratives devant les rayons sur lesquels se côtoient si gracieusement toutes ces palettes colorées.

Devant cet étalage si prometteur, notre très chère Anne ne peut s’empêcher de lancer un cri d’alarme : « Mais je suis nulle en maquillage, moi ! »

A peine a-t-elle fini sa phrase qu’une vendeuse de chez qui commence par G et qui finit par Y la harponne littéralement et lui lance « Mais si voyons c’est très simple et puis  vous n’avez pas besoin de grand-chose, vous êtes déjà bien comme cela ». Le filet est jeté et la toile se tisse, telles deux proies prises aux pièges d’une araignée féroce, nos deux amies se laissent entraîner au fond du stand.

Durant les trois quarts d’heure qui suivent, notre prédateur se délecte avec nos deux victimes. Elle les maquille habilement toute en leur argumentant que Liv Tyler sans maquillage, n’a rien à leur envier. Bon, il est vrai qu’il faut un peu plus de fond de teint sur Carine, un peu plus de rouge à lèvres sur Anne mais globalement, elles sont toutes aussi jolies.

Bingo !

Après un rapide coup d’oeil dans le miroir auquel évidemment vous n’avez pas accès durant la transformation (le avant- après est beaucoup plus explosif), nos deux amies sont emballées. Ok, on ne se maquillera pas comme ça la journée pour aller bosser mais pour une soirée c’est plutôt tendance et assez féminin finalement !

C’est parti, l’ordonnance beauté dans leur panier et les produits qui vont avec, nos deux amies se dirigent vers les caisses.

C’est alors qu’un doute envahit leur esprit : « Mais ça ne va pas nous coûter trop cher ce petit shopping ? »

On s’arrête donc discrètement entre deux rayons pour sortir son portable et chiffrer grâce à la fonction calculatrice de nos jolis instruments (vive la modernité), le prix final. Va-t-il s’adapter parfaitement à l’exigence de nos cartes bancaires ?

Patatra ! La somme dépasse largement le budget défini, arrondi à 20% supplémentaire bien évidemment, il ne faut pas exagérer non plus !

Une solution s’impose d’elle-même : il faut trier et ne garder que ce qui est primordial à notre bien être.

La crème anti-ride : impérative, le crayon contour des lèvres : il y a les mêmes chez monoprix en 4 fois moins cher, le gommage : on ira en institut une fois par mois, le rouge à lèvres : top, il me fait des lèvres de star, la poudre qui brille (on est en décembre, période pré- fête, pardonnez-nous,) on prendra celle des enfants etc etc

Quinze minutes plus tard, le choix est fait, on rend les produits chassés du panier à un charmant vendeur (et oui il y a des hommes aussi chez Sephora) avec un grand sourire d’excuse. Puis on file se repositionner dans la queue derrière un couple de touristes américains, une mannequin filiforme et deux adolescentes surexcitées.

L’addition est lourde mais le sourire s’affiche sur les lèvres de nos deux amies. Elles ont réussies, s’approvisionner en produits de beautés n’est pas si évident vous en conviendrez et nos deux quadras ont relevé le défi avec Brio.

Fières de leurs achats, elles regagnent chacune leur bureau à vive allure car il est déjà prés de quinze heures. Elles se promettent de s’appeler dés le lendemain pour comparer directement l’impact de leurs nouveaux attributs sur leurs maris respectifs.

Inutile de vous décrire le résultat, vous le connaissez toute : le mari est rentré tard, a jeté un œil furtif dans la cuisine et a avancé très content de lui : tu as un nouveau pull ?

Et oui c’est ça l’effet Sephora !

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22 janvier 2007

Carine se souvient de son premier accouchement

C’est le printemps, les 40 ans approchent à grands pas et les derniers bébés d’avant ménopause voient le jour. Carine assiste avec nostalgie à l’arrivée tardive du petit troisième de ses copines. Contrairement à ces demoiselles, notre amie a eu l’excellente idée de faire ses trois enfants les uns à la suite des autres. Avouons le tout de même : l’idée n’est apparue excellente qu’après quatre ans, au début c’était plutôt le cauchemar ! Bref, les souvenirs de maternité sont loin et les nourrissons sont craquants.

Les pleurs si particuliers de ces petits êtres tout roses et potelés vont véritablement fondre notre bonne amie. De fait, une pensée saugrenue lui traverse l’esprit : « Et pourquoi pas un quatrième ? ». Après tout Sharon Stone est encore splendide à 50 ans, ça nous laisse 10 ans pour redevenir une femme à part entière ! Le challenge est acceptable.

Un doute envahit alors notre très chère Carine durant plusieurs jours.

Malheureusement, il est très vite évincé. Car, comme vous pouvez vous en douter, le mari n’adhère pas spécialement à sa vision des choses. Replonger dans les couches, les rhinos, les nuits sans sommeil et sans sexe n’est pas vraiment ce qu’il avait prévu pour les années à venir.

Nous ne vous cacherons pas non plus que la vision des copines de notre amie défigurées par les cernes de fatigues et à la libido proche de zéro, lui fait un peu peur.

C’est pourquoi, après mûre réflexion, Carine décide définitivement de ranger « le petit quatrième » dans la case fantasme.

Cependant, la nostalgie prend le dessus et Carine se laisse couler lentement vers les souvenirs heureux de son premier accouchement.

Nous sommes en 1997, le mois de Février est d’un glacial déprimant. Malgré tout, notre amie est en pleine forme, encore quelques semaines et la grossesse ne sera plus qu’une lointaine expérience. Carine plane sur son petit nuage. En effet, il est important de préciser à toutes celles qui n’ont pas de gentils petits anges sous leur responsabilité, l’état assez étrange dans lequel évolue une femme enceinte. Cette dernière est loin de se douter des semaines qui vont suivre et l’optimisme prévaut sur toutes les angoisses. On épluche les manuels de maternité,  on craque sur les petites tenues en taille 3 mois. (Complètement inutile on est bien d’accord, les débuts c’est pyjama, body, et la salopette fournie par la belle mère pour la photo !). En résumé, la femme enceinte vit sur une autre planète. Même si, durant certains dîners, elle a pu écouter avec attention les récits détaillés des problèmes post accouchements de ses comparses. Qui, d’une part ne sont pas des plus encourageants et d’autres part, ont tendance à faire hérisser le poil de nos jeunes femmes novices en la matière !

Malgré cela, la femme enceinte reste un modèle de sourire constant et inébranlable.

Carine en est l’exemple parfait. C’est donc avec le cœur léger qu’elle se rend à sa visite hospitalière de routine.

Un petit tour au secrétariat, un autre sur la balance, trois gouttes sur la bandelette et elle est prête pour l’auscultation.

L’évènement approche, le col est ouvert. On conseille alors à Mademoiselle de surveiller les contractions et d’appeler en cas d’urgence.

Trois jours se passent dans un climat légèrement tendu. Le mari s’inquiète, les grands parents s’impatientent, les copines s’excitent et notre amie s’essouffle.

Jeudi 13 Février, il est six heures, le chrono indique à notre charmant couple qu’il est temps de quitter l’appartement avec le sac approprié.

On prévient rapidement l’hôpital puis on s’engouffre dans un taxi. Contrairement à toutes les idées reçues, il accepte la course. Il est d’ailleurs assez excité par le principe et se prend pour Fangio. Nos deux tourtereaux tentent bien de lui expliquer qu’ils ne sont pas si pressés, le bébé ne va pas arriver dans la minute, mais notre singulier chauffeur tient à faire plaisir à la jeune femme.

Que faire ? La gentillesse est un luxe dont on ne peut se priver. Carine et son mari baissent alors les bras et se laissent porter ou plutôt ballotter par ce taxi hors du commun.

De toute façon, ils n’avaient pas le choix, son prince charmant n’ayant pas son permis, il n’était pas question qu’elle prenne le volant. (On a beau être contre les clichés, la femme enceinte conduisant son mari à l’hôpital pour accoucher, ça ne se fait pas !)

Quelques minutes plus tard (le petit rallye en plein Paris de bon matin n’a pas été inefficace), Carine se présente à la salle d’accouchement, accompagné par un mari de plus en plus livide.

Le personnel entraîné pour ce genre de situation, prend en charge aussitôt l’élément masculin et lui indique avec calme et douceur où se trouve la machine à café. Il lui précise qu’ils vont installer sa très chère femme sur un lit confortable, il pourra la rejoindre dés qu’il le souhaite.

Pendant ce temps, notre amie suit avec sérieux les instructions des artisanes du bonheur puis s’allonge dans cette pièce chauffée à 40 ° en prévision de l’arrivée du futur petit être.

On lui pose les fameuses électrodes qui font « bip bip » (heureusement à l’époque « LOST » n’était pas encore diffusé sur nos chaînes câblées. Elle n’était donc pas stressée par l’idée d’avoir à appuyer sur le bouton toutes les 108 minutes !). Puis on la rassure en lui certifiant qu’elle peut à tout moment les contacter pour avoir sa dose de péridurale.

Vous savez, cette grande aiguille que l’on vous enfonce délicatement dans le dos, sensée (lorsqu’elle est injectée au bon moment et de la bonne manière) vous décharger de toutes les souffrances.

Carine se sent rassurée. Son prince charmant étant revenu parmi les vivants, ils essayent tant bien que mal de passer un bon moment. Mais faut-il vous le rappeler, la chambre est une véritable fournaise et le mari, contrairement à notre amie qui est à moitié nue, transpire de tous ses membres. Il est donc particulièrement à l’aise et détendu !

A peine une heure plus tard, Carine éprouve une légère douleur au niveau du bas ventre. Respectant les consignes, elle s’empresse d’appeler à l’aide. On lui envoie aussitôt l’anesthésiste (évidemment à la blouse semi ouverte et au sourire sexy) pour lui administrer sa drogue.

Le jeune homme effectue admirablement son acte et Mademoiselle plane au 7ème ciel !

Les heures qui suivent sont particulièrement agréables pour Carine et particulièrement désagréables pour son mari. Non seulement, il subit le Hammam alors qu’il est habillé pour affronter un mois d’hiver, mais en plus il ne participe absolument pas au délire de sa femme. (La fumette à l’hôpital, ce n’est pas réellement conseillé !).

Notre jeune époux décide alors de s’octroyer une petite promenade.

Grave erreur !

Car durant ces quelques minutes, le cœur du bébé s’emballe et la panique envahit l’équipe.

En deux temps trois mouvements, mademoiselle est rasée (charmant), badigeonnée et descendue au bloc pour une césarienne d’urgence.

Nous aurons ici une pensée compatissante, pour le pauvre mari qui revient dans la pièce, le sourire aux lèvres, regonflé par sa petite promenade. Il ouvre la porte et trouve la chambre vide. Je vous laisse aisément imaginer le trouble dans lequel il est plongé à cet instant.

Heureusement, deux adorables sages femmes lui expliquent la situation, et le rassurent tout en le conduisant dans la salle d’attente. Notre courageux prince s’écroule alors dans les bras de son sympathique beau frère. (Vous êtes d’accord, c’est assez craquant la faiblesse cachée des hommes !)

Pendant ce cours laps de temps, Carine subi avec courage l’opération imprévue.

Les virtuoses de l’accouchement expédient l’acte avec une rapidité assez impressionnante. La mère et le bébé (c’est un très beau petit garçon) se portent bien et l’on propose au Papa de s’occuper du bain. Ce dernier étant complètement retourné par les précédentes émotions délègue son premier rôle de père à la sage femme se présentant face à lui.

Nous ne lui en voudrons pas, mais il n’est pas question qu’il en prenne l’habitude !

Soit, il assiste donc passivement au rituel post accouchement puis rejoint sa princesse dans la chambre.

Princesse est un bien grand mot, Carine ressemble plus à une droguée, tremblant de tout ses membres (pochette surprise de la péridurale à forte dose) qu’à la belle au bois dormant.

On laisse donc mademoiselle se reposer. Le bébé est emmené à la nurserie accompagné par son Papa.

Notre amie passe alors une nuit calme et tranquille. Malheureusement trop courte, car vers 6 heures du matin, on lui amène son charmant bout de chou pour sa première tété de la journée.

La puéricultrice les installe confortablement et notre chérubin entame son petit déjeuner.

C’est alors que la porte s’ouvre et que se présente face à elle tout le staff de l’hôpital (le médecin, la sage femme, une administrative, etc etc). Carine surprise, se dit qu’elle a gagné une nuit gratuite. Mais la puéricultrice blêmit et lui retire sans crier gare le petit être tout potelé. C’est au tour de Carine de blêmir ! Mais elle n’a pas le temps de réagir, une jeune femme au sourire coincé lui pose dans ses bras un nouveau né beaucoup moins gros et surtout plus blond !

MAIS QUE SE PASSE T’IL ?

Et oui, cela ne se produit pas qu’au cinéma, notre extraordinaire puéricultrice s’est tout simplement trompée de bébé !

Et non, Carine ne s’en est pas aperçue !

Ne la blâmez pas, ce n’est pas une mauvaise mère, même si trois bon kilos supplémentaires et une couleur de cheveux auraient dû l’alerter.

Disons que c’est l’effet kiss cool de la péridurale !

Bien évidemment, Carine s’assure qu’elle tient bien à présent dans ses bras le fruit de ses entrailles, ce qui lui est tout de suite confirmé.

On s’excuse, on lui demande de tenir sa langue et on lui prodigue jusqu’à la fin de son séjour des soins hors du commun.

Heureusement, son fils lui ressemble comme deux gouttes d’eau, le doute est écarté.

Mais quelle expérience mémorable !

Alors à toutes celles sur le point de mettre au monde un charmant petit être: nous vous souhaitons bon courage.

Et surtout n’oubliez pas, surveillez bien les jolis bracelets roses et bleus !

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09 janvier 2007

Carine passe un super samedi soir

Nous sommes samedi soir, un froid glacial règne sur Paris. Les étudiants se préparent à affronter ce climat exceptionnel en écumant les nouveaux bars tendances des années post 2000. Et nos très chers quadras s’apprêtent à passer une soirée non moins agréable entourés d’amis proches. Bien entendu, compte tenu du contexte hivernal, il n’est pas question de mettre le nez dehors. On s’invite donc chez les uns et les autres.

Evidemment la traditionnelle raclette s’impose comme le repas idéal (oui c’est dur, nous vous l’accordons!) mais accompagnée de plusieurs bouteilles d’excellents crus tout de même. Que voulez-vous: Saturday night fever reste Saturday night fever!

Notre chère Carine se propose d’être l’hôte de ce mouvement général et prévoit de recevoir pour une dégustation savoyarde quelques-unes de ces nombreuses connaissances.

Tout est organisé pour que l’assemblée soit satisfaite. On briefe les enfants sur la conduite à adopter lors de cette soirée. On écume les chambres des jouets susceptibles d’être répandus en mille morceaux un peu partout dans la maison. Et on s’approvisionne en denrées alimentaires suffisamment pour nourrir un régiment.

Dans l’après midi, notre chère amie se rend alors chez le savoyard du coin, connu du tout Paris pour son excellent fromage et ses nombreuses charcuteries. Comme sa réputation est largement répandue, il faut patienter une bonne vingtaine de minutes sur le pas de la porte avant qu’un charmant vendeur vous prenne en charge. C’est donc le nez rouge et les mains glacées que notre chère amie entre enfin dans la boutique. Le vendeur, un jeune étudiant intérimaire, lui fait comprendre avec un regard complice qu’avant le sexe il n’y a rien de meilleur qu’un bon emmenthal. (Ah d’accord…. si vous le dites…). A ce moment précis, la rougeur du nez envahit légèrement les pommettes de notre bonne amie. (C’est fou comme un seul petit mot vous déstabilise!). Elle rigole cordialement, acquiesce puis quitte ce nouveau sex. shop des temps modernes, un premier sac sous le bras.

Deuxième arrêt : le caviste le plus populaire du quartier, il est vital d’agrémenter toute cette nourriture avec des boissons dignes de ce nom. Après avoir passé en revue les nombreuses qualités d’un bon verre de vin, notre fameux oenologue lui rajoute gratuitement une petite bouteille de blanc qu’il lui suggère de boire en son honneur. (Décidemment !).

Deux heures plus tard, et oui à papoter avec tous ces agréables messieurs on ne voit pas le temps passer, elle fait un saut chez Monoprix pour compléter le tout. (Pour le coup, sous l’indifférence générale ! Comme c’est triste la mort du petit commerce.)

Ouf, la boucle est bouclée. Elle reprend le chemin de son humble foyer les bras chargés de paquets. (Il faudrait quand même se résoudre à acheter un cadi, mais admettez le, un cadi psychologiquement, c’est……radio nostalgie !).

En attendant, les mains coupées par les poignées des sacs, elle presse le pas pour se retrouver enfin au chaud. Il ne lui reste plus qu’à disposer et assembler.

Elle pense même avoir le temps de s’octroyer un moment de détente dans un bon bain chaud. Son mari peut à présent prendre la relève. Comme de toute façon son prince charmant s’est reposé toute l’après midi devant un énième match de Rugby, un petit effort ne lui fera pas de mal !

Elle franchit donc la porte du domicile conjugal avec un certain enthousiasme, appelant les différents membres de cette famille à la rescousse.

Pas de réponse, les éléments familiaux semblent être plongés dans un profond sommeil. Il est pourtant dix-huit heures, il serait temps d’accélérer le mouvement.

C’est pourquoi, notre amie s’empresse de vider ses sacs pour aller bousculer tout ces paresseux.

A peine, a-t-elle posée le pied dans le couloir qu’elle entend : « Carine, c’est toi ? (La question en dit long sur l’état du personnage, évidemment c’est elle, qui d’autres, voyons !) » Tout en s’avançant avec réticence, elle répond très calmement : « Tu dors ?  Je te rappelle que nous avons du monde ce soir, il s’agirait de se remuer un petit peu ». Silence radio, elle continue son chemin et aperçoit dans la pénombre d’une première chambre, les enfants absorbés par les images d’un film, diffusé sur l’écran de l’ordinateur. Apparemment, le suspens est à son point culminant et toute intrusion est malvenue. Elle passe donc en silence et s’arrête à la porte de sa propre chambre.

Le spectacle n’est pas des plus plaisant, son charmant époux est emmitouflé sous la couette, la télévision en position de veille et toutes les lumières éteintes.

Très diplomate et connaissant son homme comme personne, pour ne pas le brusquer, elle ébauche un début de discussion occultant le fait qu’il soit toujours au lit à six heures du soir. Alors qu’ils attendent tout de même huit personnes à dîner !

Ce dernier ouvre un œil timidement et daigne allumer sa lampe de chevet.

Elle lui énonce avec calme et précision la liste des différentes tâches à accomplir, auxquelles bien évidemment elle va contribuer (tant pis pour le bain chaud !).

Notre charmant époux écoute avec attention sans pour autant sortir de son lit. Il la laisse tranquillement finir son exposé avant de lui jeter tout doucement à la figure un « tu sais, je ne suis pas très en forme ce soir, je crois même avoir un peu de fièvre, tu ne veux pas qu’on annule ? »

Comme vous pouvez vous en douter notre très chère Carine en reste sans voix, mais c’est avec calme qu’elle analyse la situation et décide de prendre les choses en main.

« Mais non voyons, tu vas prendre un aspirine, continuez à te reposer et je m’occupe de tout, tu verras dans une heure tu iras beaucoup mieux, c’est sûr !». Notre grand enfant a l’air convaincu, il éteint à nouveau sa lumière et replonge sous sa couette.

Légèrement énervée, avouons-le, Carine repart donc à la cuisine pour s’atteler seule à la tâche. Auparavant, elle a bien entendu fourni à son charmant mari de quoi subvenir à ses besoins.

Le monde est cruel tout de même.

Une heure plus tard, elle est plus efficace sans éléments perturbateurs dans les pattes, Carine a mis la table, disposé les petits plats dans les grands et allumé quelques bougies.

Il s’agit à présent de retourner voir chacun des membres de cette très belle famille. Les enfants, assez excités par le film récemment visionné, s’appliquent à ressembler avec le maximum de véracité aux personnages de l’histoire. Carine manque de se faire embrocher et emprisonner une bonne dizaine de fois avant d’atteindre la chambre de notre grand malade.

Remarquez il aurait peut être mieux valu !

Car notre prince charmant grogne au fond de son lit. Et si par acquis de conscience elle lui avait demandé de décrire sa souffrance sur une échelle de 1 à 10, comme le fond nos célèbres médecins, nous vous garantissons qu’il lui mettrait directement 10 sur 10.

Bref, l’époux est au plus mal. Carine, toujours très zen, lui promet qu’il va se rétablir. Le médicament va faire son effet et dés qu’il sera entouré de ses potes, il se sentira déjà mieux.

Nous ne vous cacherons pas que ces remarques sont accueillies avec un certain sarcasme. Et notre bonne amie a droit au chapitre habituel : elle est égoïste, se moque pas mal de l’état de santé de son époux, s’inquiète pour son dîner alors qu’il est au bord du gouffre etc. etc.… Inutile de vous décrire en détail la conversation, nous sommes certains que vous la connaissez par cœur.

Perdant son sang froid, elle sort de la chambre en claquant la porte, traverse à nouveau le champ de bataille manquant de se faire renverser par deux apprentis pirates, et part se calmer au salon.

Résignée, elle décide avec regret de mettre sa jolie nappe au placard et d’éteindre ses bougies.

Elle prévient donc ses invités qui la plaignent un petit peu mais qui s’arrangent pour se retrouver tous aux restaurants (les fourbes ! et le froid alors ?).

Il est vingt deux heures, les enfants sont enfin couchés, le mari agonise au fond de son lit et nous retrouvons notre chère amie affalée sur le canapé face à cette table qu’elle n’a pu se décider à débarrasser. C’est alors qu’une excellente idée vient lui traverser l’esprit : et si elle se servait un petit verre de cet excellent vin blanc offert par notre fameux caviste et pourquoi pas l’accompagner d’un bout d’emmenthal ? Elle ne testera pas ses vertus aphrodisiaques ce soir, c’est certain, mais il n’y a pas de mal à se faire plaisir, non ?

Vive le samedi soir !

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Carine, Minnie, Mickey, Dingo et les autres

Week-end particulier, Carine et sa famille hébergent pour ces deux jours la mère et la fille d’un ami proche, disparu trop brutalement.

La jeune demoiselle, 7 ans à peine, n’est pas au mieux de sa forme et les tentatives pour égayer sa journée restent vaines.

Carine décide donc d’employer les grands moyens. Elle susurre à l’oreille de cette charmante invitée, l’idée grandiose susceptible d’illuminer son regard.

Moins trois degrés dehors, un vent à vous glacer les os, quelques averses de neige : les conditions sont idéales pour rendre visite à notre maître à tous : Monsieur Mickey !

La poupée est aux anges, les autres enfants ravis (remarquez c’est un peu le but), et les parents, vous vous en doutez : beaucoup moins !

Mais comme il est hors de question d’affronter seul ces conditions extrêmes, Carine convainc un autre couple et leurs quatre enfants, de se joindre à cette randonnée lucrative. Après tout, vu la météo, le parc est certainement désert. Alors pourquoi ne pas en faire profiter d’autres adorables bambins ?

Avant de vous décrire le déroulement de cette fabuleuse journée, il est important de vous expliquer en quoi cette expédition est enrichissante.

En premier lieu : vous redécouvrez un aspect de votre mari dont vous aviez oublié l’existence. On a beau approché de la quarantaine, on reste toujours un grand enfant ! Cette petite étincelle que vous décelez au coin de ses yeux, lorsqu’il persuade l’un des mineurs, de se joindre à lui pour un tour de Space Mountain, est un véritable trésor. Ou cet air hagard, que vous lui découvrez lorsque assis sur son petit bateau, il dévisage en silence toutes ces merveilleuses poupées, est un recueil d’attendrissement. Croyez nous, cela nécessite le déplacement !

En second lieu, vous ne revenez jamais les mains vides.

Si c’est votre cas, vous seriez bien aimable de nous communiquer votre façon de procéder. Nous serons enchantés de l’adopter ! En tout cas, pour une majorité d’entre nous, le départ de ce lieu enchanteur est assorti de nombreux objets encombrants. Nous n’en citerons que quelques-uns : un sabre laser, une épée de pirates, un déguisement de princesse, un mousqueton ou encore un de ces merveilleux gadgets qui enchantent petits et grands. (Vous savez ceux qui font de la lumière lorsqu’on appuie sur le bouton).

Inutile de vous préciser que c’est le minimum syndical. Mais compte tenu de la température extérieure, il est très probable qu’à cette liste s’ajoutent une écharpe, un bonnet, une serviette, un parapluie ou des gants ! C’est certain, vu le nombre d’enfants, huit au total, il est difficile d’en sortir indemnes.

En dernier lieu (et cela, tout le monde le sait) : vous devenez pour une journée, la plus formidable des mamans !

Mais nous n’en sommes pas là !

Le samedi touche à sa fin et la décision est prise. Toute la joyeuse troupe se donne rendez vous, le lendemain matin vers neuf heures, à l’entrée de l’autoroute A4. On oublie la grasse matinée du dimanche et le brunch si apprécié de ces matinées hivernales. Il faut RENTABILISER!

De toute façon, les enfants surexcités d’avance par leur escapade à Fantasyland seront debout aux aurores. Et nous vous mettons au défit de faire patienter ces jeunes têtes blondes et brunes!

Soit : dimanche, dix heures, porte de Bercy, tout le monde est au poste (une heure de retard tout de même!). Les courageux se mettent en route. Jusqu’ici : tout va bien, le trafic est fluide. Ce qui conforte nos amis dans l’idée qu’ils sont bien les seuls fous à sortir de chez eux par ce temps !

Mais l’arrivée sur le parc est dense. Et Carine réalise quelle grave erreur de calcul elle a faite. Elle aurait dû consulter le calendrier. Les vacances scolaires se découpent en plusieurs zones, c’est bien connu ! Et il idiot de croire que Paris est le centre du monde. Les petits Lyonnais aussi, veulent aller voir Mickey ! Et nous ne vous parlons même pas des étrangers pour lesquels les billets ont été achetés à l’avance. Le temps, eux, ils s’en moquent pas mal.

Bref, nos chers amis, au fur et à mesure qu’ils progressent dans le parking, comprennent que la journée risque d’être particulièrement difficile.

Enfin, vous l’admettrez aisément, il est impossible de faire demi-tour.

On gare donc sa voiture, à la suite des autres, en suivant les indications d’un jeune homme aux oreilles rondes et noires.

Nous y voilà !

C’est parti pour le marathon !

Le monde afflue sur ces fameux tapis roulants, où l’on diffuse ce petit air entraînant.

Même si nous sommes certains qu’il est connu de vous tous, nous tenions à vous citer les premiers mots, afin que la suite de ce récit soit égayée par cette charmante mélodie. Alors, pour tout les initiés: « It’s a world of smile, it’s a world of tears……. ».

Normalement, il faut bien quelques heures avant qu’elle ne quitte vos esprits !

Bref, on assume, on chantonne et on s’engouffre dans cette marée humaine. Cependant, il est impératif d’établir un plan de sauvegarde.

On compte et recompte les enfants, chaque adulte ayant pour mission la surveillance d’un ou plusieurs de ces petits êtres. A qui, bien évidemment, on fait la leçon sur les dangers de s’éloigner trop rapidement de son tuteur désigné.

Tout le staff étant briefé, les vingt minutes de tapis roulant exécutés, il est temps de s’attaquer à l’achat des billets.

Notre chère amie, parfaitement éduquée, attend patiemment son tour. Mais un jeune homme au sourire indéniable se présente face à elle. Il lui chuchote quelques mots sous les regards curieux de son mari. Carine, comme nous le savons bien, étant incapable de résister à un sourire enjôleur, répond à son invitation et quitte la file pour le suivre à quelques mètres de là. Pourquoi a t-elle été choisie parmi ces centaines de postulants ? Nous ne le saurons probablement jamais, le charme de la quarantaine peut être! Il n’empêche qu’elle revient un bref instant plus tard tenant fièrement dans sa main, quatre billets d’accès au parc.

Elle se retourne pour remercier son bienfaiteur d’un superbe clin d’oeil, et s’introduit dans l’arène talonnée par toute sa progéniture.

L’heure qui suit, est consacrée à courir d’une attraction à une autre afin de faire valider les billets Fast Pass.

Vous savez, ces fameux tickets vous donnant accès à l’attraction choisie durant un espace de temps limité. Légèrement contraignant au départ, nous vous l’accordons, mais tellement efficace. Car si vous ne passez pas, par ces cases magiques, ce n’est pas quinze minutes de queue qui vous attendent mais quatre vingt dix.

Et cela, pour gagner quoi ? Un petit tour sur un bateau volant ! Peter Pan a beau être formidable, il ne faut pas exagérer ! Eventuellement, s’ils organisaient un tirage au sort dont le gros lot serait deux paires de Jimmy Choe….. pourquoi pas ! Mais, ne rêvons pas, nous sommes au royaume des enfants et pas des mamans !

Donc, notre petite troupe, organisée comme des pros, récolte scrupuleusement  tous ces billets d’exceptions.

Le chrono est enclenché, on peut enfin s’amuser. On saute littéralement d’une attraction à une autre : des poupées à stars tours, de space mountain aux pirates, de la maison hantée à Alice aux pays des merveilles, etc etc. Les enfants sont déchaînés, les mamans exténuées.

Sans voix, à force de crier à droite et à gauche sur ces charmants enfants qui ont complètement oublié les consignes fournies au début de la journée.

On passe son temps à chercher les toilettes. Qui, allez savoir pourquoi, ne sont jamais proches des restaurants ! Et on s’avale des chikens-wings, des hot-dogs et des frites absolument indigestes et hors de prix évidemment !

Après cinq heures de courses à travers ce pays enchanté, les parents sont au bord du gouffre. Il est temps de faire comprendre à tous ces jeunes excités qu’il s’agirait de rentrer. On essaye de trouver un argument susceptible de les faire flancher, sans avoir à hausser le ton : « Il est tard, il fait froid, il va bientôt faire nuit, nous sommes tous fatigués, il va y avoir du monde sur la route et demain il y a école, etc, etc. » Tout y passe, mais pas de réponse !

C’est fou comme ils sont préoccupés par la santé physique de leurs parents, les ingrats !

On passe alors à la phase supérieure : « On s’en va, mais on vous accorde un tour dans les boutiques avec un jouet à la clef.»

Les petits yeux s’illuminent enfin.

Tout à fait entre nous, ils n’avaient pas trop le choix, c’était ça ou direct à la voiture sans passer par la case cadeau. Mais il faut savoir rester zen jusqu’au bout et ne pas gâcher la fin de cette journée magnifique !

On s’engage donc sur la rue principale en négociant d’avance le budget à ne pas dépasser.

Introduire de jeunes têtes blondes et brunes dans un magasin Disney, c’est comme un lâché de bêtes sauvages en pleine jungle : ça court dans tous les sens. Il s’agit d’être extrêmement vigilant. C’est pourquoi cette épreuve est la dernière sur la liste, elle est la plus éprouvante pour les parents !

Ouf ! Une heure plus tard (tout de même), chaque enfant ressort fièrement un paquet à la main.

On embarque tout le monde : direction parking.

MAIS NON !

La rue est fermée, il est seize heures.

Et…….c’est le moment du fameux défilé !

Auquel, bien sûr, vous ne pouvez échapper.

Nous retrouvons donc, notre chère Carine, assise par terre, grelottant de froid, une serviette Mickey achetée en catastrophe, sur ses genoux et un bonnet Minnie sur les oreilles. Elle attend dépitée, le passage du dernier char, sous les regards émerveillés de cette foule enfantine.

Cependant, elle se surprend à esquisser un léger sourire devant ces personnages ayant bercé son enfance.

Et oui, c’est cela, l’effet Mickey : trois, six, douze, seize, trente ou quarante ans, nous restons tous des grands enfants !

Alors chapeau bas, Cendrillon, Minnie, Dumbo, Plutot et les autres.

Nous vous témoignons notre profond respect !

Sur ce : à la maison tout le monde !

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Carine soigne sa déprime hivernale

L’été est loin, le ciel est gris et la nuit grignote petit à petit nos journées. La routine prend le pas sur nos folies estivales et le blues s’installe tout doucement dans nos esprits. Notre bonne amie n’échappe pas à cette baisse de forme générale et se laisse couler lentement mais sûrement vers un état (n’ayons pas peur de le nommer) légèrement dépressif. Le cœur s’emballe pour un rien et la panique envahit notre très chère amie. Le mal être prend définitivement le dessus sur l’optimisme habituel.

Il est temps de réagir ! Bien évidemment, on commence par éliminer toute cause physique. Et après avoir fait une cure de magnésium conseillée par son adorable pharmacien, Carine passe à l’étape supérieure : le cardiologue. Mademoiselle s’allonge donc beaucoup plus tôt qu’elle n’aurait cru (38 ans, seulement !) sur la table d’examen de ce spécialiste post-quinquas. Comme vous vous en doutez son petit cœur fonctionne à merveille, mais notre bon docteur prescrit quand même à notre amie, de quoi ralentir cet extraordinaire organe lors du coucher. Carine retourne donc chez son pharmacien préféré qui ne manque pas de lui poser la question délicate : « C’est les enfants qui vous stressent comme ça? » (Mais de quoi je me mêle, je t’en pose des questions ?). Malgré cela, fier de son intervention, il lui fournit les pilules magiques sur un air compatissant.

Une demi-heure avant de s’endormir, Carine en mauvaise élève, s’avale la moitié de la dose prescrite. On ne sait jamais, s’il y a des effets secondaires autant les limiter ! Dix minutes plus tard, le médicament commence à faire son effet et le cœur de notre chère Carine décélère considérablement. Ce qui a pour conséquence d’entraîner notre amie dans un état de stress intense, quelle communique évidemment à son très cher mari. Il est deux heures du matin et nous retrouvons notre charmant couple, lui assis dans le canapé complètement dépité, elle faisant les cent pas dans le salon. Il tente bien de lui expliquer l’inutilité de son acte : son cœur ne va pas s’arrêter, ce n’est pas nécessaire de déambuler comme cela. De plus il est extrêmement fatigué et aimerait bien aller se coucher. Mais notre amie, convaincue d’avoir avalé un poison mortel, continue son jogging, seule dans la pièce afin d’éliminer définitivement l’impact du médicament. Exténuée par son effort physique, Carine s’écroule dans son lit vers trois heures du matin ! (Flagrant l’efficacité des petites pilules !).

Première médication : complètement ratée.

Heureusement, Carine a de bonnes copines, pleines d’expériences. Et pour casser le cercle dans lequel notre pauvre amie s’est embringuée, elles lui conseillent d’adhérer au club très fermé des consommatrices de Lexomil. Après s’être fournie sous le manteau suffisamment pour quelques jours, via un réseau que nous ne dénoncerons pas, Carine réussit à obtenir une ordonnance.

Elle se présente à nouveau devant son célèbre pharmacien qui, bien évidemment, se permet une réflexion absolument charmante : « ça ne va pas mieux, on dirait ! » et cela, sous les coups d’œil curieux des clients alentours. Elle sourit très cordialement, répond très brièvement se jurant de choisir pour la prochaine fois, un nouvel interlocuteur. (Il ne faut pas exagérer quand même, on est pas chez le boucher ! un minimum d’intimité est à respecter, non ?).

Notre amie ressort la tête haute, bravant les regards inquisiteurs, son Lexomil fourré au fond du sac.

Il s’en suit une période assez calme durant laquelle Carine s’endort plus ou moins bien.

Deuxième médication : ambiguë !

Notre très chère amie décide, de prendre le taureau par les cornes et de s’adresser à un professionnel : un médecin !

Notre demoiselle, n’ayant pas de référant (et oui, elle n’a pas rempli les jolis petits papiers distribués par la sécurité sociale), elle pioche alors dans les pages jaunes. Ce qui l’amène chez un jeune praticien, au physique assez agréable à regarder, mais complètement à côté de la plaque ! Certainement grand consommateur de substances toxiques, il lui dépeint avec passion les vertus du cannabis sans pour autant lui en fournir : la visite s’avère donc être complètement inutile.

Cette première expérience ayant été assez désastreuse, Carine en conclue que : les pages jaunes, pour les médecins : c’est comme l’ANPE pour les nounous : il vaut mieux éviter !

Elle change donc de registre, et consulte l’acuponcteur réputé du quartier. Ce dernier, d’un âge avancé, l’examine avec attention. Suite à un coup d’oeil légèrement vicelard, il ne manque pas de la féliciter sur sa superbe poitrine tout en introduisant une à une des petites aiguilles à l’intérieur de son corps. Evidemment il y prend un certain plaisir, ce qui a pour effet de mettre notre amie particulièrement à l’aise ! Elle tente bien des sourires coincés mais le cœur n’y est pas et les minutes sont longues.

Ouf ! Elle quitte enfin le cabinet, chargée d’une ordonnance extrêmement complexe, basée sur l’absorption de centaines de petites granules à prendre à heure fixe. Notre cher docteur ne manque pas de lui refourguer sous le manteau des ampoules de Lithium au cas où elle ne trouverait pas le sommeil. (Gloups ! Mais le lithium, c’est pour les fous, non ?). Carine accepte très poliment ce cadeau mais s’empresse de s’en débarrasser. (Elle n’est pas prête à être internée, n’est ce pas ?). Inutile de vous préciser qu’elle n’a évidemment pas tenu compte de la prescription de cet énergumène.

Notre amie, déçue par ces deux précédentes visites, se sent alors légèrement abattue. Heureusement, une de ses proches connaissances, lui conseille un Excellent médecin en qui elle a toute confiance. Soit ! Au point où elle en est, elle serait prête à aller consulter un gourou Ivoirien !

Carine obtient un rendez vous rapidement. Le piston est très efficace dans le milieu médical, ce n’est pas à négliger. Elle se présente face à un homme d’âge mûr, assez sûr de lui. Après quelques minutes d’échanges verbaux, notre médecin expérimenté cerne le problème et conseille à notre chère amie une petite cure d’anti-dépresseurs (rien que ça !). Très léger, évidemment mais assortis d’une boîte d’anxiolytiques pour les effets secondaires. (Ah et c’est quoi les effets secondaires ?.... l’angoisse….. mais ce n’est pas cela justement que l’on cherche à soigner ?) (Sic !)

Bien entendu, il lui précise qu’il sera toujours temps de les remplacer si cela ne lui convenait pas. (Ah bon ! Il faut faire des essais en plus?)

Ok va pour les expériences alors !

Notre amie remercie son interlocuteur la boule au ventre, pas vraiment convaincue.

Enfin, même si elle est peu perturbée, Carine décide de suivre ces conseils.

Elle s’introduit dans une pharmacie, pour le coup complètement anonyme, afin de se procurer très discrètement ces nouvelles pilules.

Il est important de vous décrire l’approche du pharmacien dans un cas comme celui là.

Une jeune femme, le sourire aux lèvres s’approche et vous aborde sur un ton particulièrement mielleux. Tout en lui renvoyant votre plus joli sourire, vous lui fournissez votre ordonnance. A ce moment précis, le visage de notre agréable commerçante se fige, et la voix passe du mode joyeux au mode plaintif. Quand au regard, il évite au maximum de croiser le vôtre. Bref vous êtes une pestiférée que l’on plaint sincèrement !

Nous ne vous cacherons pas que Carine a beaucoup apprécié cette attitude. Finalement elle aurait mieux fait de retourner voir son pharmacien préféré, il ne l’aurait peut être pas épargné, mais au moins il n’aurait pas été hypocrite !

Enfin !

De retour chez elle, notre bonne amie ne peut s’empêcher de se ruer sur le net pour s’informer sur sa nouvelle médication. Erreur fatale ! C’est bien connu, il ne faut jamais, au grand jamais effectuer ce genre de recherches. C’est comme lire les indications médicamenteuses. Il n’y a rien de plus stressant que de consulter les effets indésirables. Nous sommes certains qu’au moins l’une d’entre vous, suite à une lecture assidue de la notice, a mis consciencieusement à la poubelle, la bouteille d’Advil destinée à l’un de ces chérubins.

Alors imaginez, les effets non souhaités d’un anti-dépresseur. La liste ne tient même pas sur une page !

Notre amie n’arrive pas à se convaincre et décide de planquer sur le frigo ces charmantes petites pilules.

Troisième médication : évincée !

Il ne lui reste plus qu’une solution : le psy !

Carine est légèrement perplexe quand à l’efficacité de ce spécialiste. Elle a bien deux, trois soucis qui lui tiennent à cœur mais de là, à s’épancher sur sa vie en socquettes et jupes plissées, il y a une sacrée marge.

Heureusement, ses bonnes copines la rassurent et lui expliquent qu’elle ne va pas dés la première séance raconter pourquoi elle s’est séparée de son doudou à l’âge tardif de 10 ans !

Seulement un psychiatre n’est pas aussi facile à choisir qu’un dermatologue (nous n’avons rien contre ces spécialistes bien sûr). Mais il y a plusieurs écoles : les freudiens, les analystes, les psychanalystes, etc, etc …Bref c’est un vrai marché.

De nouveau, grâce à une de ses proches (vous remarquez tout de même que Mademoiselle est très soutenue ), Carine obtient l’adresse d’un faiseur de miracles.

Elle prend donc rendez-vous (piston ou pas piston chez les psychiatres, il faut compter un bon mois d’attente) pour le 10 du mois suivant.

Carine se rend chez ce spécialiste dont on dit tant de bien avec une certaine appréhension.

Mais elle oublie ses réticences à la seconde même où elle pénètre dans son cabinet, car elle est accueillie chaleureusement par un très, très charmant praticien au sourire enjôleur et au physique particulièrement sexy. Elle se sent toute suite en confiance. Comme quoi la formule charme+diplôme est extrêmement efficace. De fait, son interlocuteur, après l’avoir écouté patiemment, la rassure et lui prévoit tout un programme de remise en forme : de la luminothérapie, du yoga, un rythme de sommeil à appliquer…etc etc, tout en évitant les médicaments. Carine est emballée ! Elle quitte ce magnifique immeuble parisien le sourire aux lèvres et allégée de plus de 100 € (tout de même !). 

Troisième médication : parfaitement réussie !

Alors vive la psychanalyse, la psychiatrie et autres médecines psychologiques !

Et bonne thérapie à vous toutes les filles!

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28 novembre 2006

Carine et Rebecca font du sport .

15 H- Dimanche : il fait gris dehors, Rebecca  quitte ses amis du brunch dominical le ventre bien rempli. Et Carine abandonne ses hommes à la maison pour aller déposer sa fille aux nouvelles activités mondaines des enfants du 21éme siècle ; à savoir : les anniversaires.

Deux petits coups de téléphone plus tard et ces charmantes demoiselles se retrouvent pour affronter l’épreuve sportive du week-end imposée aux nouvelles femmes actives.

Bien entendu, il n’est pas question de s’y rendre à pied, malgré la distance tout à fait raisonnable entre le domicile de chacune et le lieu choisi. Il est vital d’économiser les forces si durement acquises les jours précédents ! On utilise donc la voiture de Carine et durant ce court trajet, ces demoiselles échangent des banalités sur l’importance de se bouger les fesses de nos jours, si l’on veut continuer à ressembler à une trentenaire alors que l’on approche à grand pas de la quarantaine. Bref pleine de bonnes intentions, quelques minutes plus tard, elles arrivent face à ce monument désigné très justement PISCINE. A ne pas confondre avec cette autre piscine, haut lieu du gouvernement français situé à proximité, appelé plus communément DGSE.

A l’entrée, il n’y a pas foule, il est déjà 15h30. Zut ! Un panneau indique à ces deux courageuses que l'évacuation du bassin se fait au maximum à 16H30. Un léger doute s’installe, et provoque chez nos deux sportives du dimanche une certaine hésitation: est-ce bien raisonnable et nécessaire ?

Brève consultation, quelques formules motivantes et c’est parti !

Nous vous épargnerons les dix minutes de réflexions pour comprendre où se place la fameuse pièce de 50 cts indispensable à la fermeture du casier, dans lequel on peut à peine insérer son blouson et ses chaussures ! Heureusement 5 ans d'études supérieures ne sont pas inutiles dans ces circonstances.

Petits déshabillages rapides enroulés dans des serviettes pour garder un minimum d'intimité (les trois cabines privées étant déjà occupées) et voilà nos deux amies parées. Rebecca en maillot de bain à fleur et Carine, en maillot Aréna datant de ses dix huit ans, partent à l'assaut du bassin.

Malheureusement avant de pouvoir évoluer dans l'eau comme deux véritables sirènes, il faut traverser l'épreuve impérative et non moins délicate de la mise en place du bonnet de bain. Vous imaginerez aisément la facilité avec laquelle Carine a dû en moins de 5 minutes enfoncer sa magnifique chevelure (le brushing n’est pas de rigueur à la piscine) dans cet objet si extraordinaire qu’est le bonnet de bain.

Autre moment délicat : la douche, ces demoiselles se faufilent rapidement parmi toutes ces sportives afin d’atteindre les deux emplacements encore accessibles. Et pour cause, à peine ont-elles appuyé sur le bouton, qu’un jet d’eau froide leur parcourt l’échine et vient leur glacer les os.

Elles en déduisent donc que lorsqu’il y a foule : il faut attendre son tour et ne pas vouloir jouer les

Impatientes plus intelligentes que tout le monde !

Enfin on y arrive, il est temps d'ajuster ses lunettes. Autre accessoire tout aussi important et sexy, surtout si comme Carine, il appartient à son fils de 8 ans, donc rouge et bleu, arborant de jolis petits poissons sur l'élastique.

Pas découragées du tout elles se lancent, et c'est parti pour 700 m de nages nombreuses et variées (Vous noterez tout de même la performance).

Malgré tout, il faut s’interrompre plusieurs fois pour interroger d'autres compagnons sportifs afin d’obtenir l’heure (heureusement le dimanche, les piscines foisonnent de beaux et jeunes athlètes). Car petit détail non précisé, Rebecca et Carine sont toutes deux dotées d'un handicap assez important et non négligeable : elles sont myopes comme des taupes. Et il faut dire que sans lentilles et sans lunettes (Rebecca a bien essayé de les placer sous celles de natation ......) c'est dur de distinguer les aiguilles de l’horloge fixé sur le mur.

Il est donc 16H10, et il est temps de sortir de l'eau et de repasser sous la douche. L’expérience ayant fait son chemin, elles choisissent cette fois-ci un endroit plus adéquat.

Et c'est là parmi toutes ces nageuses à moitié nues que Rebecca a une réflexion très pertinente : "On serait quand même mieux au Racing ! ", c'est sûr 25 ans de 17 éme arrondissement, ça ne s'efface pas si facilement.

Allez, on se dépêche, on ouvre son casier, comme vous pouvez vous en douter : on ne récupère pas sa pièce coincée dans la boite ! Puis on se rhabille, toujours à moitié enroulée dans sa serviette, alors que d'autres moins pudiques exhibent avec fierté leurs corps d'athlètes.

Enfin, quelques minutes plus tard et maintes contorsions, les deux sirènes quittent cet antre du sport, les marques de lunettes autour des yeux et les cheveux mouillés. Car il faut spécifier que non seulement les bonnets ne sont pas sexy mais en plus ils ne servent strictement à rien.

Puis c'est la course, il faut partir chercher la fille de Carine, les mondanités ayant pris fin. Et oui les anniversaires chez MC Donald, ça ne dure que 1H30 !

On s’engouffre dans la voiture. Avant de démarrer, on s’accorde tout de même deux petites minutes pour imposer à sa chevelure un minimum de discipline.

Puis on décolle à toute vitesse.

Ouf on arrive à temps ! Carine et Rebecca se retrouvent face à la mère du jeune hôte dans un état, on n’aura tous compris pas vraiment présentable. Quelques formules de politesses échangées rapidement, cachées derrière la pancarte « joyeux anniversaire », et tout le monde retourne à la voiture.

Les portes claquent, on questionne la jolie tête brune sur le bon déroulement de ses festivités, puis le silence s’installe.

Les deux jeunes filles se regardent et s’interrogent. Deux petites minutes d’hésitation puis Rebecca sort de la voiture, y revient 5 minutes plus tard, tenant fièrement dans sa main l’objet du délit.

La tentation était trop grande…

Il est donc 16h45 et nous retrouvons nos deux sportives planquées dans la voiture, absorbant goulûment leur gourmandise sous l’œil envieux de la charmante petite fille.

Nous sommes toutes d’accord : on ne peut résister à un Sundae au chocolat de chez MC Donald !

Allez VIVE LE SPORT  les filles !

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Carine adopte la Zen attitude

Début mars : le printemps n’est plus très loin, mais l’hiver persiste et les températures avoisinant zéro (par le bas et non par le haut), commencent sérieusement à nous taper sur les nerfs.

Il serait temps d’obtenir un petit coup de pouce de M. Météo !

Les petites robes et les sandales présentées dans les vitrines paresseraient moins lointaines. Elle cesseraient de développer chez nous cette frustration si désagréable, contribuant largement à notre mauvaise humeur.

Bref, il est l’heure de s’adonner à la légèreté.

Ne pouvant compter sur les aléas météorologiques, Carine décide de passer à l’attaque. Elle se met donc à éplucher les magazines féminins à la loupe, afin d’y dénicher les conseils les plus adéquats, relatifs à notre bien être.

Elle n’a aucun mal à recueillir les renseignements souhaités. La presse féminine fait l’apogée de la nourriture saine, bio et équilibrée, du sommeil profond et réparateur, du sport en quantité suffisante, et notamment de toutes sortes de yoga. De plus, les journalistes nous décrivent avec envie les vertus relaxantes de l’aromathérapie et de la luminothérapie. Deux mots barbares mais à effet magique !

Carine comprend qu’il existe donc, tout un programme et un tas de solutions pour atteindre un niveau de relaxation permanent. Ce qui, soyons honnête, lui évitera de continuer à hurler sur ses enfants, à afficher une mine grincheuse au bureau, et enfin à faire supporter ses tristes états d’âmes à sa tendre moitié. (Remarquez : des fois, il le mérite un peu !).

Carine liste alors tous ces ingrédients à la recette du bonheur, et procède par étape.

Nous vous proposons d’y participer.

1/- Eliminer tout ce qui est susceptible d’être néfaste à la santé. On jette donc consciencieusement les paquets de bonbons haribos, les chips au paprika, le coca cola, la charcuterie, le fromage, etc. etc. On garde tout de même les tablettes de chocolat (c’est un anti-dépresseur naturel) et les bouteilles de vins (c’est bon pour les artères). Pour le reste, on s’approvisionne au Naturalia du coin ou aux Artisans du monde.

Bref on s’alimente «  façon écolo ». (Nous précisons tout de même que cela ne veut pas dire : manger du Tofu à tous les repas !)

On privilégie les légumes, les fruits, les soupes et le poisson. Mais comme le but n’est pas, non plus, de perdre des kilos, on s’accorde une bonne entrecôte persillée de temps en temps, accompagnée de frites évidemment ! Et on ne culpabilise surtout pas. C’est compris dans le programme. Il faut « positiver le moral ! ». Cela passe forcément par ce genre de petits plaisirs.

2/- Dénicher le cours de Yoga impérativement proche de chez soi (ce n’est pas la peine de faire de la relaxation si c’est pour finir super nerveuse dans les embouteillages).

Vérifier aussi qu’il n’est pas envahit par le troisième age : on choisira pour cela un cours d’ Alta Yoga.

Avant de démarrer le premier stage : se faire un petit plaisir en s’achetant une tenue idéale pour ce genre d’exercice (éviter de craquer sur une nouvelle paire de basket, c’est complètement inutile pour cette activité) ; Par contre, s’accorder une beauté des pieds, car les chaussettes et les chaussures sont à éviter !

Penser également à bien réviser ses cours d’anatomie animale. Car le Yoga est par définition une série de posture au nom si évocateur comme le chien, la sauterelle, le chat ou la grenouille…. Tout un univers zoologique qui vous permet de vous épanouir d’une façon insoupçonnée. Nous vous précisons qu’il n’est pas conseillé de reproduire ces différents enchaînements dans un autre contexte! C’est animalier mais non bestial et pas vraiment sensuel !

3/- S’octroyer une après midi à flâner dans les magasins spécialistes de la gestion de votre capital santé. Il en existe un peu partout. Allez savoir pourquoi, ça pousse comme des champignons ! Il faut l’admettre l’alcool, la drogue et le sexe sont mis au placard. On favorise désormais pour planer, les méthodes douces.

Petite correction après mûre réflexion, le sexe est à rayer de cette black liste.

Il ne faut pas exagérer quand même !

Soit.

On se promène donc, dans ces supermarchés des temps modernes et on y déniche différents articles favorables à l’obtention de la « zen attitude ».

Tout d’abord, et c’est le plus facile, on remplit son panier de petites gélules censées agir sur notre vieillissement naturel, notre manque de calcium, de mélatonine et tant d’autres. Joyeux petit cocktail à ingurgiter tous les jours !

Puis on s’attaque au matériel lourd, à savoir le diffuseur d’huiles essentielles et la fameuse lampe magique remplaçant notre très cher beau soleil, si absent ces derniers temps.

Concernant les diffuseurs, il en existe plusieurs catégories : les électriques et les autres. Les premiers sont les plus discrets et les plus jolis. Mais branchés, ils nous gratifient en sus de l’odeur, d’un bruit équivalent à celui d’un moteur d’avion. Ce qui, nous vous l’accordons n’est pas du meilleur effet pour la détente. C’est bien agréable d’embaumer la pièce de pamplemousse, de mandarine rouge, d’encens ou d’eucalyptus mais si c’est pour se farcir un niveau de décibels, largement supérieure à la moyenne, ça nous laisse perplexe.

S’agissant de la seconde catégorie : ils sont non seulement, beaucoup moins efficaces, mais en plus ils ressemblent assez fortement à ces charmants objets que l’on place le plus fréquemment dans les wc !

Enfin ! Il faut bien en sélectionner un. Carine porte son choix sur l’électrique et tant pis pour le fond sonore, elle le couvrira avec un bon CD de musique. (Le mouvement de vagues serait idéal  mais un bon tube des années 80 fera l’affaire).

Puis on se fournit, grâce aux conseils d’un charmant vendeur, en petites fioles aux parfums divers et variés, suffisamment pour tenir jusqu’aux beaux jours. On en trouve pour tous les maux. Alors un petit mixte pour démarrer ne peut pas faire de mal.

Quand à la lampe aux 10.000 UV, (non néfaste pour votre superbe peau traitée au collagène) la sélection est particulièrement restreinte.

Il y a :

1-     la « basique », que vous obtenez pour la modique somme d’environ 200€ (et oui tout de même !),

2-     la « design » pour laquelle vous rajoutez 100 € de plus ! Et croyez nous la différence de prix n’est pas vraiment justifiée. Car question déco, on est complètement à la traîne. Messieurs, les créateurs, il s’agirait de faire un très, mais alors, très gros effort sur ce point !

Le mode de fonctionnement est simple. Inutile de mettre vos lunettes de soleil, et de la crème solaire : ce n’est pas une lampe à bronzer ! Inutile aussi de la regarder fixement, c’est assez aveuglant et, de bon matin ce n’est pas idéal. Car, oui, c’est à pratiquer le matin au réveil. Vous êtes d’accord : c’est le meilleur moment! Il faut donc être, fortement motivée car il n’y a pas d’autre issue que de se lever une demi-heure plus tôt !

Notre chère Carine applique les consignes à la lettre et décale son réveil du temps nécessaire.

Finalement le plus délicat, c’est d’expliquer à ses enfants pourquoi maman dort sur son bureau face à une lampe, on ne peut plus originale, alors qu’elle serait tellement mieux dans son lit !

4/ Pratiquer une fois par mois : le hammam. Cet endroit sublime dans lequel, après avoir mis tous vos tabous aux placards, et failli vous évanouir deux fois consécutivement à la chaleur, vous vous laissez entraîner par une délicieuse marocaine (parisienne pure souche) pour une série de soins, à l’abri des regards indiscrets.

Cela va : du gommage au savon noir (moment le plus désagréable durant lequel vous réalisez que votre peau est en réalité recouverte d’une pellicule morte, extrêmement repoussante) au massage divin qui vous complait dans l’idée que vous avez bien fait d’abandonner mari et enfants à la maison.

Vous terminez par un thé à la menthe accompagné de délicieuses sucreries orientales en vous laissant aller sur des coussins au confort irréprochable.

Bref vous êtes pour une soirée, n’ayons pas peur des mots, au Paradis ! Alors laissez vous choyez !

Et pour finir :

5/-  Envoyer balader tout ce qui ne vous tient pas à cœur et arrêter de s’énerver pour tout et n’importe quoi. Ce n’est pas grave si votre fils rapporte la baguette de pain avec le croûton déjà entamé. Si vous refusez un dîner chez machin chouette parce que vous préférez tout simplement regarder un épisode de grey’s anatomy à la maison, et tant d’autres petits détails de la vie quotidienne qui ont le don de vous mettre dans un état de transe.

CELA NE VAUT PAS LA PEINE !

Donc

Comme vous pouvez le constater, tout n’est pas perdu. Il n’est pas si difficile d’accéder au bien être. Nous vous souhaitons alors, d’atteindre cet état si particulier en suivant scrupuleusement nos différents conseils.

Et pour démarrer cette ascension, nous vous proposons de répéter en cœur :

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA, OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO,

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM,

Voilà,

Encore trois ou quatre fois et vous êtes sur la bonne voix !

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Carine s’achète une nouvelle robe

Un mariage, une bar-mitsva, une soirée d’anniversaire, tous ces évènements provoque chez notre très chère amie une irrésistible envie de porter un vêtement neuf et exclusif.

Nous sommes au mois de décembre, les fêtes de noël approchent. Paris scintille de mille feux et votre boite aux lettres regorge de magazines. Parmi tous ces prospectus notre amie découvre avec plaisir l’invitation à une soirée très prisée.

Enfin une nouvelle occasion d’assouvir son désir, il n’est pas question de porter la même toilette qu’il y a un mois lors du dîner chez M et Mme X.

Le timing est donné : dix jours. C’est peu ! Il va falloir accélérer le mouvement et établir une série d’actions bien définies.

La première étape  consiste à s’informer sur les tenues en vogue à ce jour. Facile : une petite revue de presse rapide permet de dénicher les dernières robes tendances. Carine note donc scrupuleusement quelques bonnes adresses et découpe discrètement chez le coiffeur et chez l’esthéticienne les pages susceptibles de l’intéresser. (Ne prenez pas cet air choqué voyons, nous sommes sûr que vous avez déjà eu recours à ce procédé !).

Deuxième étape : tâcher d’embarquer une de ses copines pour cette folle course à travers Paris, il est évident que son choix porte sur une autre invitée de cette extraordinaire soirée. (Cela permet d’éliminer d’office un éventuel plagiat !).

Heureusement la motivation est réciproque, la bonne copine approuve cette escapade et se joint de bon cœur à notre très chère amie.

Le rendez vous est fixé dans le centre de Paris les jours suivants. Ces demoiselles ont une après midi, ni plus ni moins,  pour trouver l’objet de leur bonheur.

Il est impératif de respecter le planning, car l’occasion de larguer enfants et mari ne se représentera pas une seconde fois durant la semaine. C’était déjà assez difficile de l’obtenir une première fois alors une deuxième, n’en parlons pas !

Avant de démarrer, on s’accorde tout de même un petit café afin de lister les éventuelles concurrentes à éliminer.

Après avoir passé en revue toutes leurs connaissances, ces demoiselles déterminent leur champ d’action.

Carine, ayant l’habitude de ce genre de sortie lucrative, a évidemment tout prévu : le brushing, le string couleur chair et les talons. Toutes les conditions doivent être réunies afin de donner l’illusion du jour J.

Le chrono est enclenché, il est temps de s’attaquer aux choses sérieuses. Nos deux jeunes femmes s’introduisent toutes excitées dans une première boutique. Un rapide bonjour à la vendeuse pendue au téléphone derrière sa caisse et nos chères amies passent en revue tous les articles susceptibles de les intéresser. Nous précisons ici qu’il est primordial d’avoir une certaine expérience dans ce domaine car il est très facile de se laisser détourner de sa motivation principale. Fort heureusement Carine a quelques heures de shopping à son actif et l’efficacité est ici démontrée.

Un court instant plus tard, elles ressortent bredouilles lâchant un au revoir déçu à la vendeuse toujours en communication.

Pas démotivées du tout, elles passent la porte d’une seconde boutique. Dans laquelle une jeune et belle jeune fille s’évertue à essayer de plier un pull, afin de le ranger le plus convenablement possible parmi un tas de même couleur.

En un coup d’œil, Carine repère une robe qui lui irait à merveille. (Des années de pratique !). Elle consulte sa copine qui, vous vous en doutez trouve son choix très pertinent mais lui avoue tout de même ne pouvoir porter ce genre de vêtement.

Qu’à cela ne tienne, Carine décide de l’essayer.

On tousse, on dirige son regard vers la charmante jeune fille, toujours occupée à trier ses mailles afin d’attirer son attention gentiment sans la brusquer. Pas de réaction !

A ce moment précis, vous commencez à vous demander si vous ne la dérangez pas un petit peu. Notre chère amie, sachant qu’elle a un timing à respecter, élève légèrement la voix et questionne la jeune femme.

Agacée, la jolie jeune fille répond par un « oui, c’est pour ? » absolument charmant, suivi par un « non, il n’y en a plus en cette taille » tout aussi agréable. Bien entendu, elle ne daigne pas lever la tête et bien entendu encore, elle ne propose pas à notre bonne amie un autre article de style similaire.

Nos deux protagonistes quittent la boutique, particulièrement énervées.

Elles ne se découragent pas convaincue du bien fondé de leur mission mais décident de s’accorder une pause déjeuner.

Cet instant est consacré à la comparaison du sens du commerce entre les résidents de l’hexagone et nos amis européens, voir même transatlantiques.

Nous ne vous détaillerons pas ici leur conversation mais nous pouvons vous certifier qu’elle fut fortement argumentée.

Mais le temps passe vite, il est déjà 15 heures et nos deux amies sont toujours bredouilles.

Carine mise toutes ses chances sur leur prochain arrêt, car c’est un lieu qu’elle connaît bien et où les vendeuses sont à la hauteur de leurs marchandises, à savoir : parfaites !

Elles entrent donc le sourire aux lèvres dans cet antre de la mode.

Dés leur arrivée, elles sont accueillies chaleureusement et sans brusquerie, ce qui a pour effet de détendre d’emblée l’atmosphère.

On les questionne élégamment sur le motif de leur visite et on s’évertue à leur fournir un maximum d’articles allant dans le sens de leur recherche.

Carine se retrouve donc au fond d’une cabine avec une dizaine de robes à essayer.

Un premier tri rapide à l’œil nu et notre amie sélectionne deux magnifiques pièces de couleurs différentes.

Malheureusement, un doute l’a saisi brutalement. Sa sœur n’aurait elle pas acheté récemment une robe chez ce même couturier ? la poisse. Et si c’était une de celles là ?

Notre amie interroge sa camarade coincée dans une cabine proche. Cette dernière lui suggère tout simplement de passer un coup de fil. (Vive le téléphone portable !)

Patatras ! Notre chère amie a confirmation : sa maudite sœur a effectivement jeter son dévolu sur une de ces robes. Pas dans le même tissu, ni de la même couleur mais de forme similaire et évidemment il est HORS DE QUESTION de porter ce modèle. Elle se sent alors terriblement frustrée mais c’est bien connu, on ne s’attaque pas à la fratrie. Par contre on maudit en silence la copine qui a eu l’excellente idée de la faire appeler ! Il aurait mieux valu ne rien faire et sa charmante frangine, devant le fait accompli, n’aurait pu que se résigner. Enfin, le mal est fait!

Le choix est donc restreint. La bonne copine la convainc tout de même de passer la dernière robe sélectionnée.

Et là c’est l’extase, elle craque complètement, c’est celle qui lui fallait. L’unique qui lui sied à la perfection aux dires de nos excellentes vendeuses.

Malgré tout, elle baille un peu à la taille et il va falloir la retoucher ! Mais on la rassure et on lui indique l’adresse d’un proche retoucheur qui fait des merveilles avec ses dix doigts.

On retrouve donc notre chère amie au fond d’un immeuble sordide, cognant à la porte de ce miraculeux artisan. Elle est seule, sa compagne étant toujours coincée dans sa cabine (la veinarde !).

Un homme entre deux ages lui propose cordialement d’entrer. Il lui désigne un recoin masqué par un rideau poussiéreux dans lequel elle peut passer sa robe afin qu’il puisse y poser ses aiguilles. Vous vous doutez bien que notre amie n’est pas particulièrement à son aise.

Elle tente désespérément de se cacher du mieux qu’elle peut afin de ne pas dévoiler à cet inconnu ses charmants attributs.

Quelques contorsions plus tard, elle tire le rideau et vient se placer face à lui. Et cet étrange individu a la bonne idée de lui susurrer à l’oreille :

« Petite robe coquine pour soirée coquine, n’est ce pas ? » suivi d’un rire gras envahissant cette pièce de 7mètres sur 3! A cet instant précis, notre bonne amie souhaite comme par magie être expédié à n’importe quel autre endroit sur la terre ou même, sur la lune !

Coincée entre deux machines et une pile de vêtements, elle esquisse alors un sourire coincé, espérant qu’il retire au plus vite les mains de cette maudite robe afin qu’elle puisse fuir cet endroit maléfique.

Finalement, ce qu’elle portait à la soirée de M. et Mme X il y a un mois c’était plutôt pas mal !

Très bon shopping à vous les filles !

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les lundis de notre chère carine

« Lundi matin », il est étrange comme ces deux  mots peuvent être synonymes de mauvaise humeur chez une majorité de personnes.

Ce jour-là, Carine décide de ne pas en faire partie. Il est 7h30, elle se lève du bon pied et s’apprête à passer une journée agréable.

Il s’agit avant tout de traverser avec dignité, l’heure appelée très justement l’heure cauchemar, plus précisèment celle entre 7h30 et 8h30.

Nous précisons ici à toutes celles n’ayant pas de têtes blondes, brunes ou rousses sous leur responsabilité que ce message ne leur est pas adressé. En effet,  elles n’ont pas à prendre leur douche en un quart d’heure, à préparer un petit-déjeuner équilibré. A booster tous ces jeunes paresseux car il ne faut surtout pas être en retard. Et tout cela en faisant des va et viens réguliers entre la cuisine et la salle de bain. Le précédent quart d’heure c’était juste pour la douche et pas pour le reste ! Et inutile de le préciser : tout cela sans élever la voix!

Effectivement il serait judicieux, nous diriez-vous, de quitter son lit une demi-heure plus tôt. Seulement Carine ne fait pas partie de cercle trés fermé des mères organisées. Vous savez celles déjà prêtes et toutes pimpantes lorsque les enfants se réveillent, celles qui la veille avaient vérifié les cartables et préparé les affaires en fonction de la météo. Ou celles encore qui, le week-end précédent, avaient planifié le menu pour toute la semaine et fait les courses en conséquences. Nous en sommes certains, vous en connaissez au moins une dans votre entourage. Elles sont beaucoup plus nombreuses que l’on ne croit ! Heureusement pour nous, elles sont facilement reconnaissables : à l’entrée de l’école, elles arrivent sans courir, le sourire aux lèvres et admirablement bien habillées et maquillées. Rassurez vous ce n'est pas contagieux! Enfin que voulez-vous il faut l’admettre, il existe un monde parallèle…..

Donc, nous en conviendrons, ce n’est pas le moment préféré de notre chère amie.

Enfin, même si elle n’a pu appliquer à la lettre ses bonnes résolutions, il est 8h30 et tout le monde est casé.

Il s’agit à présent d’affronter la seconde épreuve de la journée : le métro !

Si comme Carine vous adorez bouquiner tranquillement assise sur une banquette, il ne faut pas prendre le métro à 8h30 mais à 10h.

Car à 8h30, vous avez trois possibilités, toutes plus alléchantes les unes que les autres.

Soit vous tombez sur LA rame où il y a un individu en mal de mélancolie qui vous bassine les oreilles avec des airs de supermarché joués à la guitare ou pire encore : au violon ! Soit vous rencontrez LA maman parente d’élèves de l’école qui vous explique durant tout le trajet pourquoi il n’y a pas de portemanteau dans la salle attenante à la cantine. Soit vous vous engouffrez  dans le wagon où tous les sièges sont vides et pour cause un clochard y a élu domicile,  l’odeur y est absolument charmante !

Bref c’est un vrai bonheur…..

Quarante cinq minutes plus tard (et oui c’est un fait, il est plus rapide de venir de Pétaouchnoc à Paris que de traverser Paris de bout en bout), notre amie franchit la porte de son bureau.

Nous ne vous cacherons pas qu’elle fait partie de ces privilégiées dont le lieu de travail est situé dans un des plus beaux quartiers de la capitale, et de ce fait elle en profite.

De son bureau mademoiselle aperçoit la tour Eiffel (seulement le dernier étage, mais tout de même !).

Elle s’affale donc sur son fauteuil pour apprécier cette vue et s’octroyer quelques minutes de silence (c’est tellement bon de ne plus entendre maman toutes les trente secondes !)

Puis c’est parti, il y a du boulot!

Il faut ouvrir MSN, noter les personnes déjà branchés, ouvrir Outlook, consulter ces messages, et bien évidemment se brancher sur Internet.

Ah les outils de communications du XXIe siècle, quel paradis pour les paresseuses !

Mademoiselle va bien évidemment se chercher un petit café avant d’entamer sa première phase de travail : répondre aux différents mails.

Inutile de le spécifier : la priorité est accordée aux mails personnels !

Notre chère amie, pluridisciplinaire jongle donc toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi avec sa messagerie, MSN, et Internet. Il y a toujours des billets à réserver, un lieu de villégiature à dénicher ou des renseignements à collecter. Internet n’est pas un nid d’informations c’est un gouffre dans lequel on plonge avec délectation. (Comme Carine, vous en profitez largement, n’est ce pas ?)

Et MSN, quel bonheur ! Cet outil nous offre la possibilité de papoter durant des heures et de surcroît : EN SILENCE ; le rêve de toutes les bavardes. Carine s’en donne donc à cœur joie.

Pourquoi y passe t’elle  une bonne partie de la journée et non la globalité ? Tout simplement, parce qu’en fin de journée, elle s’aperçoit être assez en retard dans son boulot. Et dans un réflexe de survie, elle se déconnecte de tous ces formidables moyens de communication.

Les moments qui suivent sont donc sacrifiés à un travail acharné et efficace. Il est tout à fait inintéressant de vous les décrire.

Nous ne nous attarderons pas non plus sur l’heure du déjeuner, qui se déroule soit dans les magasins, soit avec des copines à démolir toutes les autres (on assume son statut de fille ou pas ! Je sais 30 ans de féminisme pour en arriver là, c’est dur !)

Dix-huit heures : la tour Eiffel scintille. Il faut songer à quitter son bureau, encore quelques instants nécessaires pour boucler les derniers dossiers et  se déconnecter d’avec ses différents interlocuteurs, et notre amie claque sa porte.

Elle s’engouffre dans l’ascenseur et sort de l’immeuble en courant. Pourquoi se précipiter, nous diriez-vous ? Et bien, nous vous le rappelons,  notre amie n’a pas prévu le menu de ce soir, il faut donc improviser. Un petit saut chez Franprix en bas du bureau est nécessaire avant de réintégrer ses pénates.

En dix minutes, elle réussit à s’approvisionner suffisamment pour nourrir mari (il ne faut pas l’oublier tout de même) et bambins, au moins jusqu’à mercredi. (Vous noterez au passage qu’être une femme mal organisée ne veut pas dire inefficace).

Les sacs lui déchirant les mains, elle s’apprête à reprendre tranquillement son moyen de transport préféré. Malheureusement, c’est sans compter sur ce formidable appareil qu’elle affecte particulièrement en temps normal mais qui passé dix huit heures lui tape carrément sur le système : le téléphone portable.

Laissant tomber ses différents sacs, elle fourre la main dans la poche de son manteau et décroche cet instrument de malheur.

Au son de la voix à l’autre bout du fil, elle comprend que sa seconde journée de boulot vient de démarrer.

Une petite voix fluette tente entre deux sanglots d’obtenir son approbation afin de récupérer le jouet dérobé par un membre masculin de cette admirable fratrie.

Nous n’allons pas vous détailler toute la conversation, mais en voici quelques bribes :

«  ….mais ne pleure pas….oui je sais….mais non il n’a pas fait exprès…..oui il va te le rendre….mais arrête de pleurer je ne comprend rien….bon passe moi Hanna…oui bonsoir Hanna…..oui d’accord, je suis là dans une demi-heure…..non ça va aller…… »

Cela vous semble familier peut être ?

Elle raccroche, ramasse ses sacs et repart de plus belle sur le chemin de sa tendre demeure.

Cinquante minutes de métro, le même qu’à l’aller mais les sacs en sus (c’est toujours plus long au retour, allez savoir pourquoi) et la voilà de retour.

A peine franchie la porte d’entrée, elle est assaillie par trois greemlins qui l’accueillent avec un « salut maman, ça farte ! » assez enthousiaste, se précipitant sur les sacs pensant y découvrir un trésor.

On s’embrasse, on se câline, tout cela sous les regards impatients d’une Hanna prête à partir. Quelques questions, une formule de politesse et cette mère, fatiguée d’avance, laisse avec regret sa nounou s’en aller.

Un petit coup d’œil aux devoirs, ce qui veut dire au minimum une confrontation avec l’un de ces chérubins, si ce n’est les deux ou même les trois. C’est lundi pour eux aussi : ils ont forcément oublié de faire quelque chose !

Puis notre chère amie peut s’atteler à la préparation du dîner.

Heureusement M. Picard est un grand chef, il sait trouver les moyens pour nous faciliter la vie. Alors quand il est accompagné par M. Franprix, c’est Byzance !

Carine élabore donc avec sérieux un menu susceptible de satisfaire tous ces affamés. (Vous noterez encore une fois l’efficacité dont elle fait preuve!)

Elle n’a, vous vous en doutez, toujours pas pris le temps de se changer. C’est donc en jupe et pied nus qu’elle s’affaire dans sa cuisine.

Il est l’heure pour le mari de rejoindre également toute cette petite famille. Il arrive donc la bouche en coeur vers le début de soirée alors que Carine jongle encore avec ses légumes et ses casseroles. Et, non il ne se précipite pas pour l’embrasser tendrement (12 ans de vie commune ça laisse des traces..) et oui il va accorder ses premières minutes à l’objet de toutes ses attentions : son ordinateur ! Tout va bien, il fonctionne à merveille, il peut alors câliner ses enfants, puis se changer. (Il y en a qui ont de la chance !).

Suite à un temps plus ou moins long, son prince charmant se présente enfin face à elle et sans passer par la case : « mon amour, comment vas-tu ce soir ? », il la harcèle de questions auxquelles elle doit bien évidemment, répondre dans la minute.

Ce à quoi, elle contribue s’en broncher et avec le sourire. Mais non ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est de l’amour, voyons !

Bref, le repas est prêt, les exigences des uns et des autres sont satisfaites, et notre chère amie peut commencer à se détendre.

Vous êtes d’accord qu’il serait dommage de ne pas profiter de cette merveilleuse soirée avec cette famille légèrement envahissante mais tellement attachante.

Carine savoure donc avec plaisir ce pur moment de bonheur, nécessaire à recharger ses batteries.

Car ne l’oublions pas, aujourd’hui nous ne sommes que Lundi !

Allez du courage et bonne semaine à toutes!

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23 novembre 2006

Carine fait du bateau

Le mois d’août, la côte d’azur : lieu de villégiature de notre bonne amie et de toute sa petite famille, il fait trente degrés à l’ombre, les plages sont encombrées et les enfants survoltés.

Mais les vacances restent des vacances et Carine sait apprécier ces moments de détente.

Elle se laisse donc envahir par ce bien-être et coule des jours heureux auprès des siens.

Les occupations à défaut d’êtres très originales sont reposantes par leur simplicité : piscine, mer, excursion et, quelques fois, grâce à la générosité d’un proche cousin : bateau.

Nous sommes le 16 Août, le soleil pointe son nez et pas un nuage ne vient gâcher ce magnifique ciel bleu.

Il est donc décidé de passer la journée sur le merveilleux yacht de ce très cher cousin, que l’on nommera à présent : très cher H.

Rendez vous est donné à 10h au bout du quai n°7. L’excitation est à son comble.

Tout a été organisé dans les règles : un petit tour au marché pour s’approvisionner en produits régionaux, un autre à la boutique, afin de fournir à chacune de ces têtes blondes l’attirail complet du petit plongeur. Tout le monde est prêt pour l’embarquement.

Quelques manœuvres délicates mais parfaitement réussies par nos hôtes (c’est la grande classe, on lâche les amarres avec grâce et dignité ! Nous sommes sur la côte d’azur, ne l’oublions pas !) Puis les voilà partis naviguer sur les eaux de notre belle méditerranée.

Notre très cher H ayant lui aussi de nombreux enfants, il règne sur le bateau une ambiance joyeuse laissant présager d’une agréable journée.

Premier moment important : la sortie du port, cet instant est consacré à la comparaison de son propre bateau avec ceux l’environnant.

Il est donc primordial de rassurer les enfants en leur promettant que « oui évidemment, l’année prochaine, papa louera celui-ci, avec le petit truc en plus ».

Ouf, ils sont convaincus, on enclenche la vitesse supérieure vers des eaux plus profondes.

La tribu prend ses marques : les hommes aux commandes, les enfants collés sur les sièges à l’ombre et les femmes, à l’avant du bateau, sur le solarium.

Bien entendu, ces demoiselles se badigeonnent de crème solaire. Inutile de vous préciser l’indice : 50 bien sûr ! Les coups de soleil à 20 ans c’est acceptable mais à 40 ça fait carrément vieille peau ! Donc la bronzette ok mais la politiquement correcte.

Vingt minutes de bonheur total s’écoulent lorsque retentit au loin une sirène de police.

« Tiens, il y en a encore un qui navigue trop prés des côtes » !

« Ah c’est à nous qu’il s’adresse ». Bon, on prend sur soi, on explique aux enfants qu’il existe certainement un malentendu et on coupe le moteur afin de recevoir à bord ces agents très spéciaux.

Heureusement la femme de notre très cher H est particulièrement diplomate. Elle mène l’entretien avec aisance et parvient à éviter à notre bon cousin le retrait de permis immédiat. On s’en tire donc avec une convocation au tribunal pour la fin du mois. Les vacances se finissant à cette période, tout le monde est rassuré.

Enfin presque, il faut tout de même expliquer aux enfants que : non, papa n’est pas un bandit, non il n’ira pas en prison à la suite de son entretien avec le juge, et non il ne sera pas entouré de policiers armés.

Bref après avoir perdu une bonne demi heure avec ces charmants fonctionnaires, notre équipe repart et jette les amarres aux abords d’une île paradisiaque.

Nous ne vous décrirons pas les heures qui suivent, elles se déroulent sans incident majeur dans un climat exceptionnellement agréable et nous passerons directement au sujet plus croustillant.

Ces pères si attentifs aux besoins de leurs femmes et de leurs enfants proposent à la jeune assemblée de faire un tour sur l’île afin de laisser les mamans se reposer.

La proposition est évidemment accueillie avec enthousiasme. Nos deux mâles abandonnent leurs épouses sur ce magnifique yacht et partent explorer ce paradis terrestre.

Ces demoiselles s’installent alors tranquillement à l’avant du bateau en position d’épluchage de magazines. (Instant non négligeable car il s’agit en une petite heure de passer en revue tous les défauts de ces peoples qui nous tiennent tant à cœur !)

C’est alors qu’une légère brise (tiens le vent se lève ?) envoie la casquette Dior d’une de ces jeunes femmes au fond de l’eau. Panique à bord, on enfile les masques, le tuba, les palmes et on plonge à la recherche de ce précieux objet. Malheureusement l’eau est profonde, et il leur est difficile de s’enfoncer plus en avant. Un petit coup d’œil jeté rapidement sur les bateaux environnants et nos deux jeunes femmes sollicitent la participation de trois charmants jeunes hommes à la récupération dudit objet.

Ce qui vous vous en doutez est accepté avec plaisir. Quelques instants suffisent à ces jeunes sportifs pour ramener à bord l’élément perturbateur.

Nos deux demoiselles ayant reçu une parfaite éducation, proposent à ces courageux mâles de partager un verre en récompense de leur prestation.

Là aussi, ils acceptent avec un GRAND enchantement.

Voilà donc nos deux jeunes et séduisantes vacancières en train de siroter quelques verres de Limoncello (célèbre liqueur italienne) accompagnées par de très plaisants membres du sexe opposé. Une demi bouteille plus tard (oui ça se boit facilement …) et nos invités quittent ce bateau très dignement.

Il s’en est fallu de peu, car quelques minutes après se présente face à elles, sur le flanc droit de l’île, toute notre petite troupe de joyeux randonneurs. On échange de grands signes et de nombreux coucous.

Nos deux jeunes femmes sont légèrement grisées.

Un tantinet troublées par cette intervention, elles ne peuvent s’empêcher d’imaginer la réaction de chacun de leur mari s’ils s’étaient présentés cinq minutes plus tôt.

Convaincue de leur parfaite innocence, elles décident de leur raconter cette aventure dés leur retour à bord. Bien évidemment, lorsque le moment arrive, aucun des prétendants ne veut croire à cette histoire. (C’est quand même incroyable qu’ils puissent douter de la facilité avec laquelle les femmes savent profiter du sexe mâle). Plutôt vexées par leur attitude, elles décident de leur mettre sous le nez la bouteille de Limoncello et s’empressent d’aller faire un signe aux charmants sportifs ayant contribués à leur moment de détente.

Le doute laisse place alors à un léger accès de jalousie qui, avouons le, n’est pas désagréable.

Enfin, tout le monde se calme et finit par rigoler de ces évènements imprévus.

Mais il est tard et le vent s’est effectivement levé, il est temps pour notre joyeuse troupe de rentrer au port.

Cette fois-ci tout le monde s’installe sur les sièges. Car la mer est loin d’être calme. Et le bateau tangue sous les mouvements de l’eau.

A ce stade de l’histoire, il est important de vous préciser que notre très chère Carine n’apprécie pas spécialement les vagues. Sur la plage, elle a même tendance à fermer les yeux et à envoyer son mari lorsque ses enfants réclament d’aller sautiller parmi ces éléments déchaînés.

Vous comprendrez donc qu’elle est particulièrement à l’aise lorsque le bateau penche de gauche à droite au rythme de ces creux qu’elle considère de plus en plus grand.

Cependant elle prend sur elle, et se blottie contre le plus jeune de ses enfants. Mais une vague plus haute que les précédentes vient cogner le bateau et tremper tout ses occupants.

Alors là c’est la panique ! Elle ne se contrôle plus et exige du cousin qu’il  lui fournisse des gilets de sauvetage immédiatement (au moins pour les enfants, en tout cas !).

On lui rit tout simplement au nez. Car nous vous rappelons que nous sommes en méditerranée et non en Bretagne, ce que notre chère Carine a identifié comme une tempête n’est rien moins qu’une petite bourrasque.

Heureusement les jeunes aventuriers n’ont rien entendu, grâce à l’efficacité de notre très chère cousine qui, en un temps record, a pris en charge toutes ces têtes blondes et brunes.

S’étant rendue compte qu’elle est parfaitement ridicule, Carine rentre également se protéger dans la cabine écoutant les deux individus masculins se moquer très ouvertement de son comportement.

Evidemment l’effet du Limoncello s’est complètement estompé. Nous retrouvons notre chère amie assise sur les escaliers de la cabine, transit de froid  et essayant de faire des blagues idiotes pour détourner l’attention des enfants.

Ce qui, vous vous en doutez est absolument inefficace. Consciente de ne pas détendre l’atmosphère, elle laisse finalement sa cousine gérer entièrement la situation.

Elle tente bien quelques sourires forcés, mais la vision des vagues à travers le hublot lui fige la bouche en un rictus pas vraiment convaincant.

Elle décide de baisser la tête, prétextant un léger mal au ventre.

Et notre pauvre Carine grelottant dans son tee-shirt mouillé compte les minutes la séparant de ce port sur lequel elle rêve de poser enfin son pied.

Quelques courts instants plus tard, son vœu est exaucé, la terre est à l’horizon !

Ouf quelle aventure ! La prochaine fois, c’est sûr,  elle consultera la météo, et s’il est question d’un moindre brin de vent, et bien ils se passeront de sa charmante compagnie.

Mais les mauvais souvenirs s’oublient vite et quelques jours plus tard, nous retrouvons notre très sympathique petite troupe au bout du quai n°7, prête à embarquer à nouveau pour une mémorable journée.

« Il doit bien rester une petite bouteille de Limoncello en fond de cale, n’est ce pas monsieur H ? ».

Allez, bonnes vacances les filles et vive la marine !

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16 novembre 2006

Carine se prend pour Cyrano

Une après midi comme une autre, un jour de semaine, il est seize heures, Carine tente désespérément de se concentrer sur ses dossiers. La fin de la journée approche, il s’agit de s’y mettre sérieusement.

En temps normal, durant ces heures de réflexions intenses, notre amie prend soin de se déconnecter de ces outils de communications si perturbateurs. Mais allez savoir pourquoi aujourd’hui, Mademoiselle déroge à sa règle. Elle laisse le petit bonhomme bleu de Windows Messenger trôner sur l’écran de l’ordinateur.

Alors qu’elle tapote sur son clavier de ses dix doigts légers, une fenêtre apparaît subrepticement au coin de l’écran pour disparaître aussitôt.

Carine, dont l’œil est aguerri par ce genre d’interruption, note dans un coin de sa tête, la participation de sa très chère nièce, à cette messagerie si particulière.

Vous remarquez qu’elle n’a pas profité de cette occasion pour se déconnecter !

Soit, on lui pardonne.

Nous faisons à présent une petite parenthèse car  il est important de s’attarder un peu sur cette jeune demoiselle de dix sept ans, liée à notre chère amie.

C’est une jolie adolescente, timide et réservée, pleine de bonne humeur. Comme la majorité des jeunes de son âge, elle passe une bonne partie de son temps à converser grâce à ses nouvelles technologies.

Et oui, elle est révolue l’époque où les lycéens traînaient durant des heures dans les cafés à refaire le monde. A présent, à peine les cours terminés, on se précipite chez soi pour se brancher et communiquer en toute intimité !

C’est effectivement plus facile pour les timides mais ça manque tout de même de corps à corps ! Il faut l’admettre la modernité n’a pas que du bon ! Donc, cette charmante adolescente, au demeurant très sérieuse, s’accorde tous les jours quelques moments de détente grâce à ce formidable outil. Cela lui permet d’aborder, sans aucune gêne, nombreux interlocuteurs qu’elle n’aurait certainement pas osé approcher dans le cadre de ses cours. Finalement, ça a du bon la modernité !

Fin de la parenthèse.

Nous retrouvons notre chère amie le nez dans ses fichiers. Elle ne se laisse pas impressionner par ces fenêtres qui s’ouvrent et se referment les unes à la suite des autres.

Mais quelques minutes plus tard, l’une d’entre elle clignote et Carine reconnaît à nouveau le pseudo de son adorable nièce.

Inutile de vous préciser que les adolescents raffolent de ces petits surnoms !

Notre très jolie jeune fille n’est pas en reste et s’applique à utiliser à la place de son charmant prénom, ses différents états d’âmes !

Carine voit donc s’afficher sur la gauche de son écran, un petit carré ayant pour titre : « vivement les vacances ».

A la suite duquel s’inscrivent ces quelques mots : « Tatie tu es là ? »

Il est impossible de résister à la tentation, Carine lui répond poliment mais ne s’avance pas plus dans la conversation.

Sa nièce insiste.

La fenêtre clignote à nouveau et notre amie découvre le message suivant :

«  Tatie, toi qui t’y connais en mec, j’ai besoin de toi »

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

Nous n’allons pas vous décrire en détail l’effet de ces quelques mots sur notre très chère amie. Mais il est clair que la surprise fut de taille !   

« Comment ça je m’y connais en mec ! »

Malgré cela, Carine ingurgite l’information du mieux qu’elle peut et décide de passer outre cette réflexion. Il sera toujours temps de rétablir la vérité et défendre sa réputation.

L’heure est grave, sa nièce appel à l’aide. Il est primordial de la satisfaire.

Carine s’empresse donc de lui répondre, tout en évitant élégamment le fait qu’elle ait été choquée par sa manifestation.

« Mais que puis-je faire pour toi ? »

Cette jeune demoiselle se confie alors sans retenue. La situation est délicate. Notre jolie jeune fille converse depuis quelques instants avec un garçon de son âge, issu du même lycée. Elle avoue le côtoyer tous les jours mais n’avoir jamais oser l’aborder. Elle affirme tout de même, qu’il est sensible à son charme comme elle l’est d’ailleurs au sien.

Cependant, les échanges via MSN, sont simples et le jeune homme reste très sommaire dans ses réponses. Notre adolescente s’inquiète car il est hors de question de stopper la conversation ! Il est donc impératif de trouver un nouveau sujet susceptible de l’intéresser, et assez poignant pour lui soutirer plus qu’un oui et un non.

C’est pourquoi, notre jeune amie se tourne vers sa tante de plus de vingt ans son aînée, afin qu’elle l’aide à trouver les mots justes qui sauront lui délier la langue.

Il est cependant difficile de multiplier les tâches. Carine, contrainte et forcée, abandonne ses dossiers.

Ce qui vous surprend, nous n’en doutons pas une seconde !

Mais tout de même, vous êtes d’accord, il y a des priorités dans la vie !

Elle peut à présent s’attaquer plus amplement au cas très particulier de cette jolie jeune fille.

En premier lieu, elle la rassure, pas de panique, tout n’est pas perdu. Puis, elle l’interroge sur

les sujets déjà abordés. Au vu des réponses, notre chère amie comprend pourquoi ce jeune garçon n’est pas des plus bavards. La demoiselle l’abreuve de questions sur les cours, les profs et les problèmes au lycée. Rien de très amusant. Il est temps de donner un nouveau tour à cette conversation monotone. Heureusement notre adolescente, fait part à notre chère quadra d’un détail fort intéressant. En guise d’identité la messagerie de notre jeune homme affiche la photo d’une très belle femme. Carine trouve alors un prétexte à un dialogue beaucoup plus futile. Elle suggère à sa nièce quelques phrases bien ciblées, susceptibles de faire réagir notre adolescent.

Bingo !

Le jeune garçon mord à l’hameçon et les échanges reprennent de plus belle.

Carine se prend alors au jeu et propose à sa charmante nièce d’apposer, elle aussi, la photo d’un élément masculin particulièrement gâté par la nature.

Ce à quoi la jeune fille tente de s’appliquer. Quelques minutes plus tard, notre adolescente revient vers sa tante, et lui explique qu’à défaut d’un bel étalon, elle a apposé comme identité la photographie d’un puissant rugbyman. Qu’à cela ne tienne, le garçon est amusé et les deux jeunes gens dialoguent avec entrain.

A chaque nouvelle réponse de ce dernier, notre demoiselle questionne sa tante qui formule des réponses adaptées.

Nous ne vous cacherons pas que notre amie se délecte de ce petit intermède.

Cependant, le jeu est délicat. Car, nous avions oubliés de vous préciser un petit détail important.

Carine, en traître, fait part à son adorable sœur, elle-même connecté sur MSN, de ces évènements quelque peu particuliers.

Cette dernière, absolument pas surprise par ces échanges, mais très curieuse de leur contenu, souhaite être informée au fur et à mesure de la progression de la conversation.

Carine jongle donc entre sa nièce et la mère de celle-ci. Ce qui n’est pas des plus faciles, même pour notre chère amie !

Car, il est capital de ne pas se tromper de fenêtre. C’est un risque non négligeable et la demoiselle ne lui pardonnerait pas.

Carine s’applique à ne pas lui faire défaut.

Elle se permet tout de même quelques modifications afin d’épargner à sa grande sœur quelques émois inutiles !

Toujours est-il que nos deux adolescents s’entendent à présent à merveille.

Finalement, elle est justifiée cette réputation !!

Le dialogue s’est installé et Carine peut à présent retourner à ces dossiers.

La charmante jeune fille remercie sa tante et la laisse travailler.

La grande sœur remercie la petite sœur et la laisse travailler.

Les fenêtres se referment et l’écran vide de connexion renvoie Carine à ses fichiers.

……

Cependant quelques minutes plus tard, une fenêtre intitulée « la vie est un vrai poème » apparaît, et le message suivant y est associé :

«  Tatie, il m’a dit qu’il me trouvait super jolie, je fais quoi moi maintenant? »

…………

Qui a dit que l’adolescence était difficile ?

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Carine teste la chirurgie esthetique

Ah  le début de l'été, la fin de l'année scolaire, comme ces mots résonnent agréablement à nos oreilles. Nous sommes au début du mois de juin, les terrasses des cafés Parisiens se remplissent d'individus en mal de mélanine et les esprits se détendent. Les femmes arborent des décolletés plus échancrés les uns que les autres et des lunettes de soleil couvrant leurs yeux épuisés par une année difficile.

C'est dans ce climat propice au laisser aller, et où toutes les décisions sont influencées par l'effet soleil, que notre très chère Carine décide de mettre en pratique sa théorie ; à savoir : ne plus se refuser de se faire plaisir pour de mauvaises raisons.

Donc fini cette période où elle cachait discrètement à la caisse le ticket sur lequel était noté la taille du soutien-gorge. Où les hommes après un regard furtif posé sur sa poitrine évitaient soigneusement de reposer leurs yeux dessus de peur de la mettre mal à l’aise. Où son miroir lui renvoyait l'image d’un buste d'une gamine de 12 ans, et où son mari lui certifiait qu’elle avait une jolie petite poitrine tout en fantasmant ouvertement sur celle de Claire KEIN.

Deux saisons de NIP TUCK ont eu raison de son hésitation. Il doit bien exister un Docteur TROY dans cet hexagone qui redonnerait à notre chère amie sa silhouette d’avant grossesse.

Car nous avions oublié de vous préciser : Carine a trois enfants ; bien évidemment tous plus beaux les uns que les autres, mais malheureusement ayant largement contribué à la perte de sa belle et généreuse poitrine de ses 25 ans.

C’est décidé ! Elle va s’offrir de jolies prothèses mammaires avant l’été. Elle se lance donc à la recherche de ce sacré Dr TROY. Le résultat ne se fait pas attendre, une de ses meilleures amies au détour d’une conversation, l’informe connaître LE chirurgien qu’il faut consulter.

Le chrono est déclenché ! Rendez vous est pris pour dans 5 jours (c’est étonnant comme il est plus facile d’obtenir un examen chez le chirurgien esthétique que chez n’importe quel autre spécialiste).

Le jour J, l’excitation est à son comble, Carine se présente au cabinet un quart d’heure à l’avance. On lui propose donc de patienter dans la salle d’attente en compagnie de plusieurs personnes.

- Alors là, il est impératif de décrire à tout ceux et celles qui n’ont pas connu cette situation : le climat qu’il règne dans la salle d’attente d’un chirurgien plastique.

Imaginez vous bien enfoncée dans un canapé situé au milieu de la pièce (inutile de vous préciser que vous êtes particulièrement à l’aise) face à une jeune femme dont l’âge est indéterminé et à un homme plus proche de la soixantaine que de la trentaine, les regards posés sur vous à cet instant n’ont besoin d’aucune explication (Mais qu’est-ce qu’elle vient se faire refaire celle-là !). C’est pourquoi, tout en essayant de garder un air détaché, et un sourire hypocrite vous vous adonnez aussi, à ce petit jeu particulier.

Comme, nous sommes sûr que vous avez tous une imagination fertile, nous ne vous dévoilerons les pensées de notre chère Carine  durant ces dix minutes de patience dans cette salle parfaitement décorée. Et nous laisserons vos esprits vagabonder au gré de leur fantaisie-

Enfin, la porte s’ouvre et LE fameux docteur invite notre amie à le suivre. Là aussi, il est nécessaire de rétablir la vérité, les chirurgiens plastiques ne sont malheureusement pas tous dotés d’un physique semblable à celui du Dr TROY.

Malgré cette amère déception, elle s’engage à la suite, de celui que l’on nomme à présent le Dr H.

Notre amie se love dans le fauteuil face au bureau sur lequel trône une série de prothèses de différentes tailles, et derrière lequel on peut apercevoir encadré au mur les nombreux diplômes de notre bon chirurgien.

Carine se sent donc en confiance. C’est fou ce qu’un petit bout de papier avec un joli tampon peut être efficace. Multiplié, l’effet est garanti !

Malheureusement ce n’est pas suffisant, la chirurgie plastique a comme tous commerces, besoin  d’un excellent vendeur, et notre Dr H est un des meilleurs.

Quinze minutes suffisent à cet habile et extraordinaire magicien pour convaincre notre chère amie qu’elle retrouverait sa silhouette d’antan, et de surcroît avant les vacances d’été.

Il lui propose de juger par elle-même et lui fait tâter et apprécier l’exceptionnelle matière de ses futurs attributs. Puis il lui garantit que le mari, bien évidemment, n’y verrait que du feu.

Et non, elle n’aura pas l’air d’une Bimbo et oui il faut lui faire entièrement confiance pour la taille du bonnet, voyons c’est un artiste, l’harmonie sera parfaite !

« Et par simple curiosité, le prix c’est autour de ?…. »

« Ah d’accord !….Non, il n’y a aucun problème.» (Détail très important, toujours avoir l’air riche chez le chirurgien plastique, le pauvre n’est pas compatible avec l’image).

Dernière étape et non des moindres avant la décision  finale : récolter l’avis des copines et accessoirement celui  du mari.

Les copines sont toutes d’accord. Carine ne consultant que celles ayant déjà passées le cap, c’est logique !

Le mari avoue qu’il n’est pas contre (en d’autres termes, il n’attend que ça) mais, que lui-même n’aurait jamais le courage de passer sur la table.

De ce côté-là, c’est donc aussi approuvé.

La date est fixée, mercredi en quinze. Durant cette période c’est avec délectation que notre chère amie se prend à observer toutes les poitrines croisant son regard, se projetant dans l’avenir avec un certain plaisir.

Les jours passent et Carine ne subit aucune pression, convaincu de l’utilité de sa démarche.

Un petit passage chez l’anesthésiste, un autre au laboratoire, un dernier à la radio et mademoiselle est prête pour l’intervention.

Nous sommes le mardi soir, veille du jour J, tout est prévu, la nounou vient garder les enfants dans la journée, et le mari prend la relève le soir, expliquant à ces chérubins que Maman doit s’absenter deux jours dans le cadre son travail.

Ce serait vous mentir, si nous vous disions que notre amie était complètement zen. D’autant plus que ce soir là, comme tout les étés, il diffusait à la télévision une émission sordide sur les dégâts de la chirurgie esthétique. Emission qu’elle a bien évidemment évité, mais que son mari a regardé avec attention, lui faisant part de quelques remarques efficaces.

Elle se couche donc avec une boule au ventre, maudissant ses copines et ce chirurgien de l’avoir si bien convaincue.

7H- mercredi matin, Carine se lève doucement sans faire de bruit pour ne réveiller personne, prend cette fameuse douche qui vous rend toute rouge y compris les cheveux (Bétadine oblige), se glisse dans des vêtements simples, et bien sûr va embrasser ses enfants.

Et c’est à cet instant que l’un d’entre eux prononce la phrase fatidique qui la déstabilise définitivement : « On se voit demain Maman ? ». Mais non, pas cette question ! Pourquoi faut-il toujours qu’ils trouvent les mots qui ont l’art de vous mettre dans un état maximum de nervosité, au moment le moins désiré.

Enfin, c’est notre lot à tous, les enfants sont imprévisibles, donc on prend sur soi, on fait un grand sourire et  l’on répond : « mais bien sûr mon amour ».

Voilà donc notre très chère Carine qui quitte son appartement et s’engouffre dans un taxi la peur au ventre, gardant en mémoire l’image de son fils lui posant cette question.

Heureusement, le taxi n’est pas très causant, il termine sa nuit et c’est sa dernière course, inutile de vous dire qu’il ne fait aucun effort de conversation.

Et c’est TANT MIEUX !

Dix minutes plus tard (à 7H, il n’y a pas foule), on arrive à bon port : l’accueil est charmant, la prestation impeccable, digne d’un hôtel 4*. Rien n’est laissé au hasard, votre confort est leur priorité et Carine apprécie cette marque d’intérêt.

Seule dans sa chambre, elle attend patiemment que le Dr H. lui rende une ultime visite. Il s’agit à présent alors qu’elle est à moitié nue flanquée d’un grotesque bonnet bleu sur sa tête, de lui dessiner directement sur le corps les lignes de sa future silhouette. Ce n’est pas la peine de vous décrire l’état dans lequel elle s’est sentie à ce moment précis : parfaitement ridicule !

Un demi xanax plus tard et voilà notre chère Carine allongée sur la table, entourée de son bon Dr H et de son non moins charmant anesthésiste. Mais pourquoi ce silence ? Dans NIP TUCK, ils mettent un disque ! « Dites messieurs, sans vous déranger, je ne pourrais pas avoir un peu de musique, je n’ai déjà pas Dr TROY alors les artifices, je suis preneuse !»

Trop tard, mademoiselle plonge dans un profond sommeil. Nous ne vous décrirons pas tous les détails post opératoires, mais nous tenions à vous préciser que l’adage : « Il faut souffrir pour être belle » n’est pas un euphémisme. Heureusement qu’un chimiste a eu la bonne idée de mettre de l’opium dans de petites capsules afin d’en faire profiter les victimes de ces chirurgiens barbares.

Une courte nuit dans cette clinique du bonheur où les infirmières sont des infirmiers d’une beauté surprenante à l’image des résultats attendus, et voici notre chère Carine de retour à la maison un bandage sur la poitrine.

Malheureusement elle ne peut évaluer le résultat, il faudra attendre encore une semaine lors du prochain rendez-vous avec le bon Dr H pour pouvoir enfin admirer sa nouvelle silhouette.

Une semaine s’écoule durant laquelle Carine plane au 7e ciel. Nous accorderons ici une mention spéciale à cette molécule si extraordinaire qu’est l’opium.

Jeudi 14 H : jour critique, notre Dr H reçoit Carine dés son arrivée, sans passage par la case « salle d’attente », il faut croire que ce n’est pas la meilleure publicité pour le cabinet. Avec délicatesse, il lui retire son bandage. La pression monte, Carine avale sa salive et vient se placer devant le miroir.

Et là c’est le choc ! « Mon dieu qu’ai je fait ? » furent les premiers mots qui lui vinrent à l’esprit. Car il faut vous préciser que, juste après l’opération, votre poitrine est plus proche de celle de Lolo Ferrari que de celle de Claire KEIN.

Heureusement notre bon docteur s’empresse de la rassurer en lui indiquant que ça ne dure pas, ça dégonfle énormément.

« Ah bon énormément ! Mais pas de beaucoup quand même ? »

Les consignes sont données : des massages bi journaliers à  s’auto attribuer durant un mois et surtout éviter les chocs.

Les jours qui suivirent, notre chère Carine marcha donc les bras en avant, afin d’éviter tout contact pouvant atteindre ces nouveaux attributs. Elle se massa régulièrement les seins sous l’oeil envieux de son mari, bien évidemment banni de ce territoire, pour la durée définie.

Encore quelques semaines et  la voilà parée pour l’été !

Remarque importante : il serait intelligent de suggérer à ces chirurgiens de prescrire également du Lexomil au mari car les semaines d’abstinence sont difficiles.

Ouf ce dur ! Mais  l’attente est  appréciée car le mois écoulé, la silhouette est splendide et le mari, de nouveau réintégré, est aux anges.

L’été est là, Carine déambule fièrement sur la plage.

Et quelle récompense, lorsque, sortant de l’eau les palmes à la main, un maillot de bain blanc laissant découvrir sa superbe poitrine, elle entend furtivement  sur son passage :

Mais c’est Ursula Andress !

Vive le Dr TROY et vive notre bon Dr H !

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13 novembre 2006

corinne baileyrae

image1

Un petit bijou

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un pur plaisir!!!!!

marron_glac_Les marrons glacés de " la maison du chocolat"

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09 novembre 2006

A consommer avec ou sans modération........

Mojito

Mojito


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Recette proposée par La Rédaction :
"La star des cocktails de l'été. Un petit goût de menthe irrésistible."

Préparation : 5 mn
Cuisson :
0 mn
Repos :
0 mn
Temps total :
5 mn

Difficulté : Facile

Imprimez


Pour 1 personnes :
Pour 1 verre :
- 5 cl de rhum blanc
- 7 à 8 feuilles de menthe
- le jus de 1/2 citron vert
- 2 cuillères de sucre en poudre
- 6 cl d'eau gazeuse
- 4 glaçons pilés

Posté par eternel sunshine à 10:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]